samedi 10 juillet 2010

Foot, sexe et meurtre

Bruno Souza, le gardien de but vedette de Flamengo, est suspecté d’avoir fait enlever et tuer une ex-petite amie.
Un fait divers macabre impliquant une vedette du football, suspect d’avoir été l’instigateur de l’enlèvement et du meurtre d’une ex-petite amie, émeut et passionne les Brésiliens comme le feuilleton d’une telenovela.
Cette affaire a même chassé le Mondial de football des titres de la presse depuis l’élimination précoce du Brésil et la fin de l’aventure de l’Uruguay, dernière équipe sud-américaine, en demi-finale.
Le personnage principal: Bruno Souza, gardien de but et capitaine de l’équipe de Flamengo, champion en titre et club le plus populaire du Brésil. Un athlète de 25 ans, marié et collectionneur de femmes. Il est accusé d’être l’instigateur du crime.
«Une idole comme Bruno, d’une grande équipe, est un monstre pour ce qu’il a fait à cette fille. Le crime a été planifié et froidement exécuté», a assuré jeudi l’un des responsables de l’enquête, le commissaire Edson Moreira lors d’une conférence de presse retransmise en direct par les télévisions.
Détail macabre, le corps d’Eliza a été découpé et partiellement donné à manger à des chiens. Un ami fidèle de Bruno, Luiz Henrique Ferreira Romao, alias Macarrao, est lui aussi accusé d’enlèvement. Les deux hommes se sont rendus mercredi soir à la police de Rio, en présence de dizaines de journalistes et dans la confusion, sous les cris d’«assassin».
La victime est Eliza Samudio, une jolie brune de 25 ans, présentée par le journal O Globo comme «étudiante, mannequin et actrice de films pornographiques». Elle était mère d’un bébé de 4 mois et cherchait à faire reconnaître par la justice la paternité de Bruno et à obtenir une pension. C’est en 2009, lors d’un barbecue chez Adriano, alors attaquant vedette de Flamengo, qu’elle fait la connaissance de Bruno, selon le magazine Istoe. Mais, en octobre 2009, enceinte de cinq mois, elle dépose une plainte contre le joueur, affirmant qu’il l’avait séquestrée, battue et obligée d’avaler une substance abortive.
Début juin, Eliza est emmenée dans la propriété de Bruno, près de Belo Horizonte, dans le Minas Gerais (sud-est) pour, pense-t-elle, conclure un accord avec le joueur. Elle donne de ses nouvelles pour la dernière fois à une amie, le 7 juin.
Le commissaire Moreira a affirmé jeudi, sur la base de témoignages, que Bruno est resté tout le temps avec Eliza, jusqu’à sa mort. «Il était avec elle. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés.» Le témoin-clé est un cousin de Bruno, âgé de 17 ans. Le mineur a déclaré à la police avoir participé à l’enlèvement d’Eliza et a désigné la maison où elle aurait été tuée. Il a aussi affirmé avoir entendu Bruno demander de «résoudre le problème» Eliza. D’après les enquêteurs, elle a été étranglée par un ancien policier, Marcos Aparecido dos Santos, qui a ensuite fait disparaître son corps. Pour sa part, Bruno a déclaré récemment à la radio Globo avoir «la conscience tranquille». «A l’avenir, je vais rire de tout ça», a-t-il assuré.
Aujourd’hui, il affiche le même détachement. La chaîne Globo News a montré une courte vidéo de Bruno, discutant au commissariat de son avenir: «Au Brésil, mon espoir de disputer la Coupe (du monde) en 2014, c’est terminé», se plaint-il.

jeudi 8 juillet 2010

« I have a dream… »

Il y a 48 ans, l’Algérien, enfin libre, se demandait à quoi pouvait ressembler l’indépendance et  les mariages interraciaux étaient encore interdits dans beaucoup d'Etats du Sud, aux Etats-Unis.
Barack Obama avait un an.
Abdelaziz Bouteflika en avait 25.
Il y a 48 ans, l’Algérien, enfin libre, se demandait à quoi pouvait ressembler l’indépendance quand une femme noire refusa de céder sa place à un blanc dans le bus et qu'elle fut jugée pour ça.
Barack Obama avait un an.
Abdelaziz Bouteflika en avait 25.
Un an plus tard, en 1963, l’Algérien, enfin libre, se demandait toujours à quoi pouvait ressembler l’indépendance et le révérend Martin Luther King prononçait son discours célèbre, « I have a dream » (J'ai un rêve) devant le Lincoln Memorial à Washington. Il rêvait alors de la fin de la ségrégation raciale dans les écoles publiques et dans le monde du travail et d'un salaire minimum  pour tous les travailleurs sans distinction de race ni de couleur. Une société où les enfants noirs et blancs auraient les mêmes chances. 
Barack Obama avait deux ans.
Abdelaziz Bouteflika en avait 26.
L’année d’après, en 1964, l’Algérien, enfin libre, se demandait toujours à quoi pouvait ressembler l’indépendance et les droits des noirs viennent  à peine d’être promus par le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson.
Barack Obama avait trois ans.
Abdelaziz Bouteflika en avait 27.
Quarante-cinq ans plus tard, en novembre 2008,  Barak Obama devient le premier Noir élu président des Etats-Unis.
La semaine où, en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika  viola la Constitution pour rester au pouvoir.
Barack Obama avait 47 ans.
Abdelaziz Bouteflika en avait 72.
En un demi-siècle, l’Amérique avait changé de couleur.
L’Algérie n’avait toujours pas changé de pouvoir.
L’Algérien, vieilli, se demandait toujours à quoi pouvait ressembler l’indépendance.
Ce lundi 5 juillet 2010, il monta sur un rocher et se confia à la mer :  « I have a dream… »


M.B.

Elizabeth II privée d'électricité au Canada

Près de 250.000 personnes étaient privées d'électricité lundi soir à Toronto. La coupure de courant a également plongé dans le noir la reine Elizabeth II et son époux le prince Philip.



Debout devant le public, l'époux de la chef d'Etat du Canada n'a pas vacillé lorsque le courant a été coupé et a poursuivi la cérémonie dans la pénombre des lumières des sorties de secours, ont rapporté les médias locaux.
Le couple royal, qui participait à la remise des prix "The Duke of Edinburgh Awards", achève mardi sa visite de neuf jours au Canada.
Dans le centre-ville, de nombreux feux de circulation étaient en panne mais le métro fonctionnait. Sans expliquer l'origine de la panne, la police a indiqué qu'un incendie affectait un transformateur électrique de la ville.
La coupure de courant est tombée en pleine vague de chaleur sur le Québec et l'Ontario, la province où se trouve la métropole de 5,5 millions d'habitants. Le mercure a ainsi grimpé jusqu'à 34 degrés celsius lundi à Toronto et la coupure empêche le fonctionnement des climatiseurs.
Les équipes du fournisseur d'électricité sont à pied d'oeuvre pour rétablir le courant, mais il est impossible de prévoir quand la panne sera réparée, a déclaré à la télévision publique CBC un porte-parole de Toronto Hydro, Daffyd Roderick.

mardi 29 juin 2010

La FIFA s'excuse et promet d'étudier la vidéo sur la ligne de but

La FIFA va réexaminer la possibilité de contrôler la ligne de but grâce à la technologie, a annoncé son président Sepp Blatter.
Alors que la FIFA était restée sans aucune réaction face à la vague d'indignation mondiale provoquée par ces deux erreurs, Sepp Blatter a réuni des journalistes mardi pour livrer ses premiers commentaires.
Il a présenté ses excuses à l'Angleterre et au Mexique, les deux équipes victimes de ces incidents et éliminées. Puis il a affirmé que la question de l'arbitrage vidéo serait de nouveau évoquée par la FIFA dès juillet.
"J'ai exprimé mes excuses aux deux délégations directement concernées. Je comprends qu'ils ne soient pas contents. Les Anglais m'ont dit merci, les Mexicains ont baissé la tête", a déclaré le patron du football mondial.
"Il est évident qu'après ce que nous venons de vivre, ce serait ridicule de ne pas rouvrir le dossier de l'aide par la technologie en juillet à Cardiff", lors de la prochaine réunion de la FIFA les 21 et 22, a-t-il ajouté.
Mais "le seul principe sur lequel nous allons rouvrir le discussion, c'est la technologie sur la ligne de but", a précisé M. Blatter.
"Le football est un jeu de mouvement, et s'il y a une occasion de but, faut-il donner la possibilité à une équipe de réclamer des ralentis une ou deux fois comme au tennis? Pour une situation comme celle du Mexique, vous n'avez pas besoin de technologie", a-t-il argumenté.
Dimanche, un but injustement refusé à l'Anglais Franck Lampard contre l'Allemagne et un but hors-jeu accordé à l'Argentine face au Mexique ont relancé le débat récurrent sur l'arbitrage vidéo, auquel s'opposent pour l'instant la FIFA et surtout l'International Board, l'organisme chargé de définir les lois du jeu.
L'arbitre uruguayen Jorge Larrionda n'a pas accordé le but à Lampard contre l'Allemagne, alors que les ralentis télévisés montraient clairement que le ballon avait franchi la ligne de but à la 38e minute du match. Ce but aurait permis à l'Angleterre, alors menée 2-1, de revenir à 2-2.
En soirée, l'arbitre italien Roberto Rosetti a accordé un but entaché d'un hors-jeu très net à l'Argentin Tevez, contre le Mexique. L'action a été rediffusée sur l'écran géant du stade, mais l'arbitre, conformément au règlement, n'a pas tenu compte des images pour revenir sur sa décision, malgré les protestations des joueurs Mexicains.
M. Blatter lui-même, après avoir envisagé en début d'année le recours possible à la "technologie" pour le franchissement de la ligne de but, s'était rangé à l'avis du Board, et avait longuement argumenté contre l'introduction de la vidéo dans l'arbitrage.

lundi 28 juin 2010

Un gant de Michael Jackson adjugé pour 192'000 dollars

La vente aux enchères. réunissant plus de 200 objets en relation avec la star, était organisée à l'occasion du premier anniversaire de la mort du "roi de la pop".
Un gant parsemé de brillants porté par Michael Jackson durant une tournée mondiale en 1984 a été adjugé 192'000 dollars à Las Vegas. La vente aux enchères était organisée à l'occasion du premier anniversaire de la mort du "roi de la pop".
Le gant, l'une des signatures vestimentaires du chanteur de "Thriller", était le clou d'une vente de plusieurs centaines d'objet ayant appartenu à des stars de la chanson, organisée par la maison d'enchères californienne Julien's.
Plus de 200 objets en relation avec Michael Jackson - vêtements, photos, posters, disques, autographes - ont été vendus pour un montant avoisinant un million de dollars.
Le gant a été remporté par une habitante de Los Angeles, selon un journal local. Il a pulvérisé les estimations, tout comme de nombreux autres objets.
Une veste dédicacée portée par la star américaine sur son tube "Beat it" est partie pour 132'000 dollars et deux autres vestes ont été adjugées plus de 100'000 dollars. Un chapeau a trouvé preneur pour 56'250 dollars, tandis qu'une paire de mocassins dédicacés est partie pour 90'000 dollars.
Parmi les objets d'autres chanteurs dispersés lors de la vente, une chemise d'Elvis Presley a été vendue 61'200 dollars, une guitare de Johnny Cash a été adjugée 60'000 dollars, et une guitare de Jimi Hendrix est montée jusqu'à 180'000 dollars. Les paroles manuscrites de "Purple Rain" de Prince ont trouvé preneur à 67'650 dollars.

dimanche 27 juin 2010

C’est elle (encore) la star la plus sexy

A 24 ans, l’actrice américaine est encore désignée ce mois comme la star la plus sexy de la planète par le magazine masculin «FHM». Et, dès juillet, sa plastique parfaite s’étalera en grand format dans toutes les grandes métropoles pour la lingerie Emporio Armani.



Plus qu’une actrice, l’Américaine Megan Fox (24 ans) est un pur fantasme. Et à l’inverse de tant d’autres qui jouent les mijaurées, elle l’assume totalement. Quand l’an dernier, le magazine américain OK lui demandait si ce n’était pas fatigant d’être toujours considérée comme la fille la plus sexy de la planète, elle répondait. «A Hollywood, la plupart des actrices sont des sex-symbols vendus comme tels; plutôt que me sentir dégradée, moi j’en profite.»
Bien sûr, sa filmographie est des plus minces: quelques séries pour ados, «Jennifer Body», un film d’horreur qui a fait un flop, et un rôle de vamp incendiaire dans les deux volets de «Transformers». La scène où, en mini T-shirt, elle se penche lascivement sur le moteur de sa Chevrolet en panne est devenue culte sur la Toile.
Deux films seulement et pourtant, où que ce soit, de la Chine aux Etats-Unis, quand des magazines publient des sondages désignant la star la plus désirable, Megan Fox est presque toujours plébiscitée. C’est encore le cas ce mois dans le dernier FHM , où elle devance notamment Jessica Alba et Eva Mendes. Regard ravageur, jambes subtilement dévoilées, décolleté plongeant – même si certains doutent qu’il soit 100% naturel.
Comme annoncé cette semaine, Megan Fox jouera pour la deuxième année consécutive les égéries de la collection jeans et lingerie d’Armani. Dès juillet, la campagne d’affichage se déploiera dans toutes les plus grandes métropoles, de Tokyo à New York. On l’y découvre notamment en petite tenue, au saut lit, son fameux tatouage de Marilyn Monroe sur le bras droit. Une image très sexuelle que cultive déjà la marque italienne avec le footballeur Cristiano Ronaldo. «Pour Armani, archétype du minimalisme à l’italienne, s’associer à Megan Fox et à Ronaldo est une manière d’épicer son image», relève Stéphane Bonvin, spécialiste mode au Temps.
Actrice, Megan Fox l’est totalement. Exposée, elle cultive en permanence son image de femme fatale. C’est son fonds de commerce et elle le sait. Mais, dans cette attitude, quelle est la part de vérité? «Mon image de vamp, c’est le personnage que je joue pour les médias, mais personne ne sait qui je suis», déclarait-elle l’an dernier dans The New York Times, évanescente à la Garbo.
Côté projecteurs, la jeune femme proclame sa bisexualité, avoue un faible pour les mauvais garçons et jure siroter des bières vautrée sur son canapé. Née dans une famille pauvre du sud des Etats-Unis, elle attirait déjà les regards impudiques à 12 ans. Au lycée, elle portait des minijupes et des talons de gogo danseuse. Les filles moins jolies la bombardaient d’insultes. «Si être un modèle consiste à prêcher à vos enfants que le sexe avant le mariage est mal, alors je ne suis pas un modèle, poursuivait-elle dans le quotidien. En revanche, si vous voulez que vos filles se sentent fortes, alors je suis un modèle.»
Les bribes connues de sa vie privée révèlent pourtant une autre Megan. Loin des collectionneuses d’amants hollywoodiennes, elle sort depuis cinq ans avec l’acteur Brian Austin Green. Le tatouage gravé sur ses côtes est une ode à cet amour. «Il était une fois une petite fille qui ne connaissait pas le sens du verbe aimer jusqu’au jour où un garçon lui brisa le cœur.» Quand on lui demande si elle rêve d’un rôle dramatique, elle persifle: «Vous me voyez jouer une mère éplorée à la recherche de son enfant disparu?»

vendredi 25 juin 2010

Michael Jackson, un an déjà

Il y a un an, le King of Pop mourait comme il avait vécu, dans un tourbillon médiatique. Depuis, les révélations s'enchaînent, dévoilant son véritable visage. Assez inattendu.
Vingt-cinq juin 2009, 14h26, Los Angeles: alors que le monde attendait son retour imminent sur scène, à Londres, Michael Jackson, 50 ans, accro aux médicaments, décède d'une overdose d'anesthésiant. Immédiatement, les hommages pleuvent. Les stars saluent l'artiste cher à leur coeur, en larmes. Et tant pis si bon nombre d'entre elles ne lui parlaient plus depuis qu'il traînait tant de casseroles. Pédophilie, blanchiment de peau, faillite, mégalomanie, mauvais père: on aura tout dit de Michael Jackson en 45 ans de carrière. Mais, depuis sa mort, les révélations se succèdent, montrant un homme touchant et normal.
Ce sont d'abord les accusations de pédophilie dont il a été victime en 1993 et 2003 qui sont mises en doute au lendemain de sa disparition. Martin Bashir, dont le documentaire «Living with Michael Jackson» avait conduit l'interprète de «Billie Jean» devant les juges en 2005, nie désormais avoir vu quoi que ce soit d'inapproprié entre Jackson et les enfants invités dans son ranch. Quant à Jordan Chandler, son premier accusateur, il se rétracte sur internet: il aurait jadis menti, forcé par son père, Evan. Si l'authenticité du message n'a pas pu être établie, Jordan Chandler n'a jamais démenti en être l'auteur. Fin 2009, Evan Chandler, qui souffrait, dit-on, d'une grave maladie, se suicide. Mais pour Jermaine Jackson c'est tout simplement l'aveu de trop. Puis c'est le rapport d'autopsie de Michael Jackson, qui, en plus de confirmer qu'il souffrait de vitiligo, une dépigmentation incurable de la peau, jette un dernier discrédit sur Jordan: en 1993, il jurait que le chanteur était circoncis. Or, il ne l'était pas, révèlent les médecins légistes.
Au-delà de sa vie intime, c'est son secret le plus précieux - ses enfants - qui est dévoilé au public après sa mort. Le 7 juillet 2009, lors de la cérémonie funèbre, le monde entier découvre le visage de Prince I, 13 ans, Prince II, 8 ans, et Paris, 12 ans, qui rend un vibrant hommage à son père. Depuis, une foule de clichés et de vidéos où on les découvre joueurs et bien élevés inondent le Web. Finie l'image du «Mad Bad Dad» (fou et mauvais père) qui collait à la peau du Roi de la Pop depuis qu'il avait présenté son fils, suspendu dans le vide, au 4e étage d'un hôtel en 2002. Un répit de courte durée: Arnie Klein et Marc Lester, amis de la star, émettent des doutes sur la paternité de ses enfants. Selon eux, ils auraient fait des dons de sperme à Michael qui ne pouvaient pas en avoir.
Il aura fallu attendre que l'artiste sorte de scène pour que le public accepte que, malgré ses excentricités et ses addictions, il fût plutôt normal. Un père qui avait baptisé ses fils PrinceI et Prince II non pas par pure mégalomanie parce qu'ils étaient les enfants du King, mais parce qu'il s'agissait du prénom de ses grand-père et arrière-grand-père maternels. Un type simple qui ne commandait que du poulet et des frites lorsqu'il voyageait en jet. Un fils qui toute sa vie durant a entretenu sa famille. Une star qui invitait ses fans dans son ranch de Neverland. Un être humain qui a légué 20% de ses biens à des oeuvres de charité. Un artiste qui, à 50?ans, excellait encore dans son art comme le prouve son film posthume «This Is It». Peut-être que, comme le disait Berry Gordy, fondateur de Motown, lors de la cérémonie funèbre, Michael Jackson «n'était pas étrange, c'est ce qu'on lui a fait endurer qui était étrange».

lundi 21 juin 2010

Les Français ont touché le fond

L’équipe de France de football n’est plus. Hier, elle a explosé. S’en remettra-t-elle? A moins d’un miracle, non. De cette équipe, que reste-t-il? Des stars de pacotille et un entraîneur lâché par son groupe et lynché par les médias.

La France a mal à son football. Alors, le président Sarkozy vient à son chevet et annonce, solennellement, que
tout sera mis en œuvre pour que «la France du football puisse être à nouveau pleine d’espérance».
Il y a du boulot. Rien que dans la journée d’hier – pathétique pour le foot français – on a eu droit à un Ribéry au bord des larmes sur le plateau de «Téléfoot» sur TF1 et à une équipe de France qui a refusé de s’entraîner en signe de solidarité avec Nicolas Anelka, viré du groupe pour avoir insulté l’entraîneur Domenech.
Comment en est-on arrivé là? Le psychodrame commence jeudi à Polokwane. La France perd contre le Mexique et hypothèque ses chances de se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial sud-africain. Le lendemain, le journal sportif de référence L’Equipe sort le bazooka. Titre: «Les imposteurs». Extrait de l’édito: «Ce matin, la France contemple un champ de ruines: son équipe nationale. Pincement au cœur, quelques larmes sans doute. Les Bleus ne le méritent pas. Pas de tristesse, pas de désolation, surtout pas de colère. Ce serait trop donner à ces hommes qui ne savent rien offrir.»
Vendredi matin déjà, la France en a marre de ces millionnaires qui snobent le monde entier et d’un entraîneur masochiste qui passe plus de temps à chercher des bons mots pour se mettre la terre entière à dos qu’à réfléchir à une tactique pour s’imposer sur le terrain.
Samedi, coup de tonnerre. L’Equipe publie les insultes proférées par Anelka à la mi-temps du match contre le Mexique. La maison tricolore prend feu. L’affaire devient nationale. La ministre des Sports Roselyne Bachelot déclare qu’il «y aura des leçons à tirer et nous les tirerons». Le président Sarkozy, lui, affirme que, si les faits rapportés dans la presse sont exacts, «ils sont inacceptables». Il ajoute qu’il fait confiance à sa ministre «pour que les conclusions soient tirées de cet échec».
Belle ambiance donc. On arrive à dimanche, hier, et le rendez-vous des amateurs du ballon rond, «Téléfoot», à 11 h sur TF1. Raymond Domenech est sur le plateau, invité. Arrive Franck Ribéry, qui n’était pas convié. L’homme à la balafre, décrit comme un caïd, a la mine des petits jours. Il veut passer à confesse: «Depuis l’Euro 2008, je suis en train de souffrir.» Au bord des larmes, il dit encore: «Je demande pardon à tout le pays, surtout à tous les Français, de ne pas avoir fait une Coupe du monde comme ils le souhaitaient.» Sortez les mouchoirs.
Dans le courant de l’après-midi, Ribéry a repris du poil de la bête. Lui et ses copains millionnaires ont une superidée: refuser de s’entraîner en signe de solidarité avec Anelka! Tout piteux, Domenech doit lire aux médias un communiqué pondu par les joueurs et destiné à expliquer leur position.
Trop, c’est trop pour le directeur délégué de l’équipe de France, Jean-Louis Valentin: «Tout ce qui se passe est un scandale pour les Français, pour les jeunes qui sont ici, pour la Fédération et l’équipe de France. Je quitte la Fédération. Je suis écœuré et dégoûté.»
Au fait, les Bleus ont un match à disputer demain soir contre l’Afrique du Sud. Et ils le promettent dans leur communiqué: «Nous ferons tout pour que la France retrouve son honneur par une performance enfin positive.»
En sont-ils vraiment capables?

dimanche 20 juin 2010

Nintendo mise sur la 3D sans lunettes

Au Salon E3 2010 consacré aux jeux électroniques, qui s’est déroulé cette semaine à Los Angeles, l’une des grandes surprises est venue de Nintendo. Le fabricant nippon a en effet dévoilé sa future console 3DS avec affichage 3D sans lunettes! Ceux qui ont pu assister aux démonstrations disent que l’effet est comparable à ce que l’on ressent au cinéma.
La 3DS ressemble à la DS classique, avec ses deux écrans, mais intègre deux capteurs photo pour prendre des images en 3D. Elle est aussi capable de lire des films en 3D.
L’impression de pouvoir toucher les personnages ou de recevoir des projectiles à la figure devrait facilement séduire les joueurs. Sans compter que la 3D devient accessible sans lunettes qui donnent mal à la tête et sans achat d’un nouveau téléviseur. Nintendo n’a toutefois pas encore annoncé le prix ni la date de sortie de la 3DS.

mercredi 9 juin 2010

Coucher ou jouer, certains footballeurs devront choisir!

De rares sélectionneurs ont donné leur accord, d’autres ont directement sorti le carton rouge: toutes les équipes n’ont pas la même approche quand il s’agit de la vie sexuelle de leurs joueurs durant une longue compétition comme la Coupe du monde.


La décision de l’Argentine a sûrement fait des jaloux chez ses rivaux. Ses joueurs peuvent avoir des relations sexuelles quand bon leur semble, sauf les jours de match. Deux conditions cependant: ces ébats doivent se faire avec leur partenaire régulier et sans la moindre goutte d’alcool.

La clémence du sélectionneur de Diego Maradona a fait le bonheur de... Lula, le président du Brésil, qui s’est dit impatient "de voir les joueurs argentins arriver sur le terrain en chancelant".
Dunga, le sélectionneur brésilien, prône le laisser-faire mais seulement les jours de repos. "Chacun sera alors libre de faire ce qu’il veut... Mais tout le monde ne veut pas forcément faire ça".
D’autant que tous les Brésiliens, sauf un (Julio Baptista), sont mariés. Dunga peut en tout cas compter sur Kaka, un chrétien évangéliste qui dit être resté vierge jusqu’à son mariage, à 23 ans, pour montrer l’exemple.
L’ancien joueur Branco a toutefois admis dans le journal brésilien Extra que le sexe et l’alcool avaient joué un rôle dans le titre de champion du monde du Brésil en 1994, une équipe dans laquelle évoluait un certain... Dunga.
"Où est le mal ? Mon fils Stefano a été conçu durant le Mondial lors d’un jour de repos à San Francisco, a-t-il expliqué. Il était aussi permis de boire et on se relaxait en buvant trois, quatre bières. On était professionnels, on était là-bas pour être champion, pas pour se bourrer la gueule."
"Ce qu’on ne peut pas faire, c’est comme à Weggis (ville suisse où s’est entraînée la Seleçao avant le Mondial-2006 en Allemagne), aller en boîte, finir bourré à quatre heures du matin et aller voir des prostituées."
Pour la majorité des sélections, ce sera tolérance zéro, ou presque, côté sexe, même si certaines, comme les Pays-Bas ou les Etats-Unis ne communiquent pas officiellement sur le sujet. 
D’autres, comme le Mexique ou l’Allemagne, n’ouvriront les portes de leur forteresse qu’en cas de qualification en deuxième phase. "Nous devons mériter de revoir nos femmes", a même expliqué le sélectionneur de la Mannschaft Joachim Löw.
En Angleterre, où un scandale d’infidélité a coûté cette année au défenseur John Terry le capitanat de la sélection, Fabio Capello a décidé de serrer les boulons en mettant un frein au cirque des "Wags" ("Wives and girlfriends"), qui ont maintes fois défrayé la chronique, notamment en Allemagne en 2006.
Les compagnes ne seront admises que très ponctuellement sur le lieu de vie de la sélection anglaise, par ailleurs situé à bonne distance de la moindre distraction potentielle. Rustenburg est plutôt connu pour ses mines de platine que pour ses boîtes de nuit et ses boutiques de luxe...
Au rang des sélections les plus sévères: l’Afrique du Sud. Selon le journal The Sowetan, les Bafana Bafana ont été privés de la présence de leurs compagnes. Des visites seront possibles mais courtes et seulement diurnes.
Une politique qui ne dérangera pas le buteur Katlego "Killer" Mphela, qui assure: "Je suis fatigué après une nuit passée avec une femme et ça affecterait ma performance en match".