mardi 8 septembre 2009

Ils n'ont qu'un seul objectif: mourir


Ultraviolents, jeunes et tatoués, ils sèment la terreur au Salvador. Christian Poveda a voulu voir ce qui se cachait derrière cette image sanguinaire et brutale. Il a découvert la «solitude absolue» qui hante les membres des maras, ces gangs qui se livrent au trafic de drogue et au racket aux Etats-Unis et en Amérique centrale. Il a aussi rencontré la Grande Faucheuse. Jeudi dernier, il a été abattu de quatre balles dans la tête dans sa voiture à Tonacatepeque. Selon la police, il revenait d'un tournage dans la banlieue La Campanera, contrôlée par les gangs.

Le reporter français d'origine espagnole vivait au Salvador. Il venait de terminer «La Vida Loca», un documentaire sur la vie des membres de la Mara 18. La Mara 18 est un des deux principaux gangs du pays avec la Mara Salvatrucha. Les deux organisations, qui comptent en tout 15 000 membres, se livrent une guerre sans merci. «Elles ont chacune leur langage codé, leurs rites et leurs tatouages et se haïssent cordialement, expliquait le journaliste dans une interview. Aucun différend idéologique ou religieux n'explique cette lutte à mort dont l'origine, perdue dans les bas-fonds des barrios hispaniques de Los Angeles, est oubliée de tous.»

La police a arrêté un membre de la Mara 18, El Puma, suspecté d'avoir assassiné le documentariste, avant de le mettre hors de cause. Pour les enquêteurs, il est toutefois possible qu'un lien entre le film et le meurtre existe. Ils pensent que des membres de la mara pourraient avoir réclamé de l'argent pour leur participation au tournage. Christian Poveda, lui, n'avait qu'un souhait: «Nous devons comprendre pourquoi un enfant de 12 ou 13 ans rejoint un gang et donne sa vie pour lui.

DE QUOI ON PARLE?

Gangsters Ils sont 120 000 entre les Etats-Unis et l'Amérique centrale. Ils s'adonnent au trafic de drogue et au racket et se livrent une guerre sans merci. Un reporter français les a suivis pendant seize mois dans une banlieue de San Salvador. Il en a tiré un documentaire poignant et effrayant (photo). Et il l'a payé de sa vie.


Gangs nés aux états-unis

Une guerre pour une femme

Des dizaines de milliers de Salvadoriens se sont réfugiés aux Etats-Unis dans les années 1980, en raison de la guerre qui sévissait chez eux. Rapidement, certains se sont regroupés pour se défendre face aux gangs latinos qui imposaient leur loi. Ils ont créé les maras, ce qui en argot salvadorien signifie groupe ou bande. Le mot peut aussi être l'abréviation de marabunta, une fourmi carnivore d'Amazonie. Ces gangs ont connu une extension rapide. Ils comptent aujourd'hui quelque 50 000 membres aux Etats-Unis, 35 000 au Honduras, 15 000 au Salvador et autant au Guatemala. S'ils ont envahi l'Amérique centrale, c'est en raison des expulsions massives de clandestins orchestrées par les Etats-Unis à la fin de la guerre au Salvador, en 1992.

Plusieurs théories tentent d'expliquer la guerre sanguinaire qui oppose la Mara 18 à la Mara Salvatrucha, qui a fait 3750 morts l'an dernier. La plus romancée fait état d'une querelle qui aurait éclaté entre deux chefs pour les beaux yeux d'une demoiselle. Ce conflit aurait provoqué la scission du gang et créé une plaie qui n'est pas près de se refermer.

Un bébé de Jude Law, ça vous dirait?


Avoir un enfant, c'est merveilleux. Mais avoir un enfant qui ressemble à Jude Law, à Ben Affleck ou à Daniel Radcliffe, c'est encore mieux, non?

Voilà en tout cas ce que voudrait vous faire croire la principale banque de sperme des Etats-Unis, California Cryobank (CCB), qui propose depuis peu aux futurs parents de sélectionner un donneur en fonction de sa ressemblance avec une star. Le service «Donor Look-A-Likes» est ainsi offert gratuitement sur son site Web.

Admettons que vous vouliez un bébé ressemblant à Jude Law. Il vous suffit de sélectionner le nom de l'acteur britannique dans le menu déroulant des stars répertoriées par «CCB Donor Look-A-Likes» puis de cliquer sur «rechercher». Le moteur vous redirige alors vers les fiches individuelles de trois donneurs de sperme correspondant «à 100%» au profil...

Mais, étant donné qu'aucune photo de donneur n'est affichée sur le site, on peut se demander qui donc juge de la ressemblance. Il faut, apparemment, s'en remettre à l'équipe hautement qualifiée de l'organisation, qui recherche des équivalences sur le Web en se focalisant sur la taille, le poids, la couleur des yeux et des cheveux... Si tel est le cas, qui peut expliquer comment le donneur 11349, «brun aux yeux bleus d'origine mexicaine», peut être considéré comme un sosie «parfait» de Jude Law?

Souhaitez, par ailleurs, que votre nom ne produise aucun résultat d'images sur Google, car l'organisation retient, pour sa banque de sosies, «quiconque est suffisamment connu pour figurer sur la Toile...» Un bébé qui vous ressemble, ça vous dit?

lundi 7 septembre 2009

30 mètres sous les mers


Jacques Rougerie est un Jules Verne des temps modernes. L'architecte et océanographe français n'en est pas à son premier projet de vie dans l'océan. Après des maisons sous l'eau, le voilà reparti avec une réalisation pharaonique: le «Sea Orbiter». Un vaisseau élancé, un arc de 51 mètres, dont 30 immergés en permanence.

Lorsqu'on voyage sur l'image interactive, on pourrait craindre que ce projet ne reste confiné à la virtualité d'Internet, comme l'étaient les folles machines du romancier du XIXe. Et pourtant, cette station qui voguera au gré des courants, risque bien de devenir une réalité d'ici à 2011. Le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, lui accorde son soutien: «C'est comme une station orbitale pour explorer l'espace, mais en mer», s'est-il enflammé. Le président Sarkozy lui a aussi confirmé son intérêt. Le mois prochain, les appels d'offres seront lancés pour le «Sea Orbiter», d'un coût estimé à 35 millions d'euros.

C'est au bord du lac Léman que l'idée à germé dans l'esprit bouillonnant de Jacques Rougerie: «Il y a dix ans, presque jour pour jour. Nous étions au bord du lac avec Jacques Piccard et rêvions d'un engin capable de suivre le Gulf Stream.» Aujourd'hui, tout est prêt pour la construction. Le plus grand laboratoire européen de simulation en Norvège vient de valider sa stabilité: même une mer déchaînée ne pourra troubler son balancement. Après des essais en mer Méditerranée, c'est bel et bien le long du Gulf Stream, ce courant marin qui part de la Floride et traverse l'Atlantique Nord, que le vaisseau dérivera.

Un vaisseau qui permettra avant tout de vivre en immersion totale pendant des mois d'affilée. Sur les 9 niveaux, 5 sont sous la mer dont 2 en saturation pressurisée. «Aujourd'hui, on ne peut rester que quelques heures sous la mer. Nous, nous y serons en permanence!» s'enthousiasme l'inventeur, qui compte bien faire partie des «aquanautes». Ce module pressurisé pourrait aussi permettre aux astronautes de s'entraîner.

Le but de l'entreprise: mieux connaître l'univers marin. Car, comme le relève Pierre Chevaldonné, du Centre d'océanographie de Marseille, «on connaît mieux la surface de la Lune ou de Mars que celle des fonds marins». En dérivant, le «Sea Orbiter» récoltera nombre de données. Des capteurs répartis sur toute la longueur mesureront les variations de températures. Les liens entre effets de serre et océans pourront être mieux compris. Et enfin, la vie aquatique pourra être observée 24 heures sur 24.

Martine Rebetez, climatologue à l'institut fédéral WSL, ne doute pas que des données très intéressantes en ressortiront. «Cela permettra de voir dans quelle mesure la température des océans augmente. On a déjà quelques données, mais on ne connaît de loin pas tout.» Souvent, la connaissance s'arrête aux premiers mètres sous l'eau, explique la chercheuse. Quant aux courants marins, il reste encore beaucoup à découvrir.

Autre grande interrogation à laquelle «Sea Orbiter» compte répondre: l'absorption des émissions carbone par les océans. «Si beaucoup de CO2 est absorbé par les forêts, plus encore l'est par les océans. Mais on ne sait pas exactement dans quelle proportion, ni s'il y a des lieux où c'est mieux absorbé que d'autres», précise la climatologue.

Quant à l'observation de la faune marine, là aussi, des découvertes sont potentielles. «Peut-être pas directement sur les mouvements des mammifères ou des gros poissons, qui sont très rapides. Mais le plancton et tous les petits organismes soumis aux courants», précise Vincent Ridoux, professeur au Centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle. Lui aussi avoue être très curieux de la mise à l'eau de l'engin. «Je ne sais pas exactement quoi en attendre. Mais certainement que l'on pourra voir des choses surprenantes, car nous n'avons pas l'habitude de ce genre d'explorations.»

dimanche 6 septembre 2009

Berlusconi prêt à vendre le Milan AC à Kadhafi?


Le Premier ministre italien aurait sondé le président libyen pour une éventuelle vente du club lombard.

L’information va sûrement faire jaser dans les jours à venir. Selon le quotidien italien La Repubblica, Silvio Berlusconi aurait décidé de vendre le Milan AC à Mouammar Kadhafi! Pointé du doigt par les tifosi depuis la vente de Kaka au Real Madrid et lassé par les résultats décevants du club de son cœur (défait 0-4 par le rival interiste le week-end dernier), le propriétaire rossonero songerait donc à s’en séparer.

Point de départ de la rumeur, la récente visite du leader politique italien à Tripoli pour fêter l’anniversaire du traité signé l’an passé pour officialiser la fin des désaccords entre les deux pays. Berlusconi aurait ainsi profité de l’occasion pour proposer au président libyen de lui vendre son jouet préféré. Prix de l’opération? Environ 800 millions d’euros selon les médias transalpins.

Iil est fortement envisageable que Kadhafi soit intéressé par l’investissement proposé. Pour rappel, Al-Saadi Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, avait évolué en Serie A grâce aux relations de son père voilà quelques années. Sous contrat à Pérouse, il avait même été contrôlé positif à la nandrolone en octobre 2003 avant d’être suspendu pour dopage. Nul doute que l’acquisition du Milan AC constituerait donc une belle revanche pour la famille Kadhafi.

jeudi 3 septembre 2009

La Suisse doit être rayée de la carte


La Suisse doit être rayée de la carte et ses régions linguistiques réparties entre ses voisins. Mouammar Kadhafi va soumettre cette requête devant l'assemblée générale de l'ONU qui débute le 15 septembre. Il l'avait déjà formulée lors du sommet du G8 en Italie en juillet.

"La Libye a déposé cette requête", a déclaré la vice-présidente de la Commission de politique extérieure du National Christa Markwalder (PLR/BE) dans l'émission "10 vor 10" de la TV alémanique. Le chef d'Etat libyen demande que figure à l'ordre du jour la division du territoire suisse et sa répartition entre les pays voisins, a ajouté Mme Markwalder.

Début juillet lors du G8, Mouammar Kadhafi avait déclaré que la Suisse "est une mafia mondiale et non un Etat". Et d'ajouter qu'elle "est formée d'une communauté italienne qui doit retourner en Italie, d'une autre communauté allemande qui doit retourner en Allemagne et une troisième communauté française qui doit retourner en France".

Plus tôt dans la journée, et en attendant la libération des deux Suisses toujours retenus en Libye, le Conseil fédéral avait continué de jouer profil bas. Il a renoncé à poser un ultimatum à Tripoli ou à annoncer une quelconque initiative.

Le Conseil fédéral réitère sa volonté de mettre en oeuvre l'accord passé le 20 août et attend de la Libye qu'elle en fasse de même. Le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz et la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey ont tous deux insisté sur ce point à l'issue de la séance gouvernementale.

C'est dans ce but qu'un accord visant à apaiser les tensions et à rétablir les relations avec la Libye a été conclu, s'est justifié le président de la Confédération, vivement critiqué pour avoir signé le texte. Avant de souligner qu'une normalisation des relations nécessite des efforts des deux parties.

mercredi 2 septembre 2009

"The Rocket", une voiture révolutionnaire du designer... Mouammar Kadhafi


La Libye a présenté lundi soir deux prototypes de "The Rocket", une voiture dont le design, oeuvre du numéro un libyen, représente "l'avenir de l'industrie automobile", selon les promoteurs du projet.

Le voile a été levé sur les deux prototypes à l'issue d'un sommet spécial de l'Union africaine à Tripoli censé trouver des solutions aux conflits qui minent le continent, et à la veille de la célébration de l'anniversaire de la révolution qui a porté le colonel Kadhafi au pouvoir en 1969.

Dessinée sous la forme d'un "canot de course, pour un maximum de sécurité", la voiture a été financée par des capitaux libyens et fabriquée par le constructeur italien Tesco TS.

"Durant la réalisation de cette voiture, l'équipe technique de Tesco TS a suivi à la lettre les idées du designer, le leader (Mouammar Kadhafi) pour produire la voiture parfaite selon la vision du leader", a précisé une brochure distribuée à la presse.

Selon un membre de l'équipe italienne ayant participé au projet, le prototype de cette voiture "couterait dans les 2 millions d'euros".

"Du cuir et de la tapisserie libyenne ont été utilisés pour le revêtement intérieur", a-t-il précisé sous couvert de l'anonymat, affirmant qu'une étude était en cours pour une possible fabrication de cette voiture en Libye.

D'une longueur de 5,50 m et d'une largeur de 1,87 m, la voiture qui pèse 1.860 kg, est équipée d'un moteur de 230 chevaux.

dimanche 30 août 2009

Le 1er septembre 1939 la Seconde guerre mondiale éclatait en Pologne


Il y a 70 ans, le cuirassé allemand Schleswig-Holstein a tiré en Pologne les premiers coups de canon de la Seconde guerre mondiale. Cette attaque a marqué le début d'une guerre qui a coûté la vie à environ 50 millions de personnes à travers le monde.

"La Pologne tient à ce que le 1er septembre 1939 reste gravé dans la mémoire comme date du début du plus grand cataclysme du XXe siècle, lié à l'agression de l'Allemagne, puis de la Russie soviétique, contre la Pologne", a déclaré le chef du gouvernement polonais Donald Tusk.

Mardi, une vingtaine de chefs de gouvernement marqueront cet anniversaire au pied d'un monument dédié aux défenseurs de Westerplatte. Parmi les invités, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre russe Vladimir Poutine et les Premiers ministres français François Fillon, italien Silvio Berlusconi, ukrainienne Ioulia Timochenko et suédois Fredrik Reinfeldt, aussi président en exercice de l'UE.

L'administration américaine sera représentée par un ancien secrétaire à la Défense, William Perry, et le Conseiller à la Sécurité nationale, James Jones. Le niveau peu élevé de la délégation américaine a suscité des commentaires amers en Pologne.

Angela Merkel et Vladimir Poutine sont particulièrement attendus alors que les interprétations historiques de la guerre divergent dans les trois pays.

A l'approche de l'anniversaire, les médias polonais ont rapporté nombre de déclarations d'historiens russes accusant la Pologne d'avoir pactisé dans les années 1930 avec Hitler, et rejetant sur Varsovie une part de la responsabilité pour le déclenchement du conflit.

Le Service russe de renseignement extérieur (SVR) a annoncé une prochaine publication de "documents inédits" sur la politique polonaise en 1935-1945, avec notamment des "plans secrets" de Varsovie à la veille de guerre.

En Allemagne, un projet de mémorial à Berlin dédié aux déplacements de populations en Europe après 1945 continue à éveiller, en Pologne, des craintes de voir ainsi mises sur le même plan les souffrances des victimes du nazisme et celles des Allemands expulsés des pays d'Europe centrale après la guerre.

Plusieurs millions d'entre eux ont dû fuir les territoires attribués à la Pologne par les puissances alliées en compensation des territoires orientaux dont l'URSS s'est emparé. Des millions de Polonais ont aussi été victimes de ces modifications de frontières.

Dans une déclaration commune publiée à l'approche de l'anniversaire, les évêques catholiques polonais et allemands ont lancé une mise en garde contre des "tentatives d'exploiter les blessures du passé et de réveiller des ressentiments avec des interprétations unilatérales de l'histoire". Ils ont condamné à la fois les crimes de la Seconde Guerre mondiale et les expulsions qui en ont résulté.

Après avoir réussi à annexer, sans tirer un coup de feu, l'Autriche en mars 1938 puis des territoires de l'ouest de la Tchécoslovaquie, Adolf Hitler a exigé de la Pologne un passage, dit corridor de Dantzig (Gdansk en polonais), entre la Prusse orientale et le reste de l'Allemagne, une exigence rejetée par Varsovie.

Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre formelle, l'armée allemande attaquait la Pologne. Dix-sept jours plus tard, l'Union soviétique envahissait l'est de la Pologne, en vertu d'une clause secrète d'un pacte germano-soviétique conclu le 23 août 1939.

Le souvenir de la Seconde guerre mondiale reste particulièrement vivant en Pologne. Entre 5,6 et 5,8 millions de citoyens polonais, ont trouvé la mort durant ce conflit, selon les calculs récents d'historiens polonais.

jeudi 27 août 2009

Totalement accros à Facebook, les fonctionnaires sont punis


Après les cantons de Fribourg, de Neuchâtel, du Valais et de Thurgovie (Suisse), c'est au tour de la Municipalité de Zurich de priver ses employés de Facebook. «L'accès au site sera bloqué dès ce jeudi», a annoncé hier le directeur du secteur Organisation et informatique de la Ville, Daniel Heinzmann.

Un ultimatum avait été lancé aux fonctionnaires en avril, après le recensement de quelque 3,6 millions de connexions à Facebook en un mois. En guise de carton jaune, une limite à 500 000 connexions au maximum avait été fixée. En vain. En juillet, leur nombre frisait encore 1,75 million. En moyenne, les 24 000 employés se rendaient sur le site près de cinq fois par jour.

Des chiffres qui justifient pleinement l'interdiction, selon Daniel Heinzmann. «Si cela n'avait tenu qu'à moi, l'accès aurait déjà été bloqué au printemps. Le problème ne concerne pas seulement le temps de travail, mais aussi le volume des données, qui ralentit la capacité du réseau.»

Des exceptions seront accordées à des utilisations professionnelles, notamment par la police ou les gérants de... la page officielle de Zurich sur Facebook. «Les réactions positives ne se sont pas fait attendre», assure Daniel Heinzmann. En Suisse romande, Vaud et Genève continuent de tolérer l'accès au site social depuis le travail.

jeudi 20 août 2009

Les Genevois et les Zurichois les mieux payés du monde!


Oslo, Copenhague, Zurich, Genève, Tokyo et New York sont les villes les plus chères du monde, selon l'étude «Prix et salaires», publiée hier par UBS.

Le palmarès a été établi en mars-avril 2009 sur la base des prix de 122 biens et services dans 73 grandes villes.

«C'est en Suisse que le gain net est le plus élevé: Zurich et Genève arrivent en tête du classement de notre comparaison internationale des salaires. A l'autre extrémité de l'échelle, Delhi, Manille, Jakarta et Mumbai connaissent le salaire horaire net moyen le plus bas: il est plus de 15 fois inférieur au salaire versé en Suisse», notent les auteurs de l'étude.

Dans aucune autre ville que Genève et Zurich, les personnes actives n'ont autant d'argent à la fin du mois, mais y vivre coûte particulièrement cher. «En moyenne, les habitants de Genève et de Zurich paient environ 20% de plus pour les biens, services et logements que dans les autres villes d'Europe occidentale», soulignent les enquêteurs d'UBS.

C'est à Tokyo que le panier alimentaire, qui regroupe 39 produits, est le plus coûteux; son prix est à peine inférieur en Suisse. Zurich arrive en deuxième position et Genève est troisième de ce classement! Se nourrir y coûte en moyenne près de 45% de plus que dans les autres villes d'Europe occidentale!

Cette étude, montre aussi que Genève et Zurich décrochent la palme des villes où les transports en taxi sont les plus onéreux du monde (28 fr. 50 et 26 fr. pour une course de 5 km).

9 heures de boulot pour un iPod nano Combien de temps faut-il bosser dans chaque ville pour acheter un produit uniforme et qui est disponible partout avec la même qualité? A Zurich, un salarié moyen peut s'offrir un iPod Nano (avec 8 Go de mémoire) après neuf heures de travail. C'est la ville où il faut le moins travailler pour s'offrir le gadget d'Apple.

A Genève, il faut compter 10 heures. A l'autre bout du classement, les travailleurs de Mumbai (Inde), dans l'hypothèse d'un temps de travail quotidien de 9 heures, ont besoin de 20 jours! Un travailleur obtient le salaire nécessaire à l'achat d'un Big Mac en 15 minutes à Zurich et 17 minutes à Genève. A Nairobi, le salarié kényan a besoin de 3h38'...

dimanche 16 août 2009

Facebook, les accros réseautent plus souvent sur leur mobile


Quand on se prend au jeu de Facebook, on veut pouvoir y accéder à n'importe quel moment et de partout. Donc également depuis son téléphone. Une étude le confirme: avec un mobile, on a tendance à réseauter plus souvent et presque aussi longtemps qu'avec un ordinateur. Les fabricants et développeurs l'ont bien compris et en font désormais un argument de vente.

Facebook ne laisse pas indifférent. On déteste ou on adore. Cela permet de retrouver de la famille vivant à l'étranger ou de se créer tout un monde d'amis virtuels. Et quand on attrape la fièvre du réseautage social, on peut difficilement se passer de sa dose quotidienne de petites notes, jeux, cadeaux ou tests chronophages.

Le phénomène n'a pas échappé aux équipementiers et développeurs d'applications mobiles. Dame! Facebook compte tout de même plus de 250 millions de membres, et c'est le quatrième site Web le plus fréquenté au monde; cela peut donc devenir un argument choc pour vendre un téléphone. Et c'est exactement ce qui est en train de se produire.

Vous n'avez qu'à regarder la pub télévisée du récent N97 de Nokia, c'est l'accès au réseau social qui est mis en vedette. Sony Ericsson suit la même tendance avec son nouveau C903, qui intègre l'application Facebook et affiche, même en page de veille, un carrousel continu des contributions les plus récentes de vos amis. Tout à fait ludique.

La mode a sans aucun doute été initiée par l'iPhone; les facebookiens découvraient qu'ils pouvaient se livrer à leur passe-temps favori loin de leur ordinateur, avec confort et rapidité.

L'utilisation de Facebook par mobile est une tendance qui ne cesse de progresser. En février dernier déjà, une étude de l'association GSM, qui regroupe 750 opérateurs mobiles dans le monde, révélait qu'en Grande-Bretagne les facebookiens accèdent à leur réseau social autant par leur téléphone que depuis leur ordinateur. Ils y passent une moyenne de 24 minutes par jour depuis le mobile et 27,5 minutes depuis l'ordinateur.

En outre, le mobile incite à consulter Facebook plus souvent, à savoir 3,3 fois par jour, et cela tout au long de la journée, contre 2,3 fois par l'ordinateur et principalement le soir.

La même étude met en évidence que si Google est le site le plus visité par les mobinautes (après le portail de leur opérateur servant de page d'accueil), c'est indéniablement sur Facebook que les surfeurs mobiles passent le plus de temps. Une manne pour les annonceurs et les opérateurs.

La période des vacances accentue encore davantage le phénomène, puisqu'en principe on essaie de ne pas emporter son PC dans la valise. C'est donc par le biais de leur mobile que les facebookiens se racontent au jour le jour ce qu'ils vivent à l'autre bout du monde et exhibent, en photos, leurs plongées sous-marines, leurs virées nocturnes, leur bronzage et le farniente insolent à leurs amis restés au boulot...

Facebook vole ainsi la vedette à Twitter. Car, non seulement il permet de poster des petits mots tout au long de la journée, mais on peut y ajouter des photos et échanger des commentaires avec tout le groupe d'amis.

Les adolescents y ont amené leurs parents, même si, à l'origine, ceux-ci ont adhéré pour garder un oeil discret sur les fréquentations de leur progéniture. Et le réseau remplace parfois d'autres moyens de communication. A l'étranger ou en camp de vacances, les jeunes utilisent Facebook pour raconter leur journée plutôt que d'épuiser leur forfait téléphonique à appeler la famille.

C'est pourquoi les équipementiers ont fin nez de miser sur Facebook dans leurs mobiles. D'autant que l'accès au réseau n'a pas de conséquences sur le porte-monnaie si l'on opte pour le bon forfait.

Si vous résistez encore à la déferlante, ça n'est peut-être plus pour longtemps...