samedi 2 mai 2009

Un des plus grands tueurs en série arrêté


Plus de trente ans après les faits, le «serial killer» qui a traumatisé Los Angeles a pu être confondu grâce à son empreinte génétique.

«Impossible de dire quoi que ce soit. Nous ne savons pas s'il agit seul, s'il est Blanc, Noir, petit, grand, gros ou mince!» avouait, exaspéré et désespéré, le lieutenant Ron Lewis. C'était en décembre 1975. Le corps de Cora Perry, veuve de 79 ans, énième proie en quelques mois du «westside rapist», le «violeur des quartiers ouest» de Los Angeles, venait d'être découvert. Et les rescapées de celui qui tétanise le quartier Wilshire, juste au sud de Hollywood, choquées au plus profond, ne peuvent livrer que des descriptions contradictoires.

La seule certitude: il viole puis étrangle des femmes âgées - Lucy Grant avait 92 ans -, Blanches en général, de milieu très modeste, parfois invalides. «Et il avait un rituel très curieux, précise Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série. Il recouvrait le visage de ses victimes d'un drap ou d'une couverture. Les criminologues appellent ça le undoing, comme s'il voulait annihiler son acte.»

Le «westside killer» est l'auteur de 30 meurtres au bas mot. En deux phases: la première au milieu des années 1970, puis entre 1983 et 1989, cette fois dans la région de Claremont, à 48 kilomètres à l'est de la mégapole. Après quoi, il semble s'être volatilisé et son identité perdue à jamais.

C'était sans compter sur les incroyables avancées scientifiques. Depuis 2001, la police de Los Angeles se constitue peu à peu une base de données, récoltant l'ADN de tous les délinquants sexuels. En octobre dernier, c'est au tour de John Floyd Thomas, septuagénaire, employé dans une compagnie d'assurances, de livrer sa salive. Il n'a jamais figuré sur la liste de serial killers potentiels, mais a été emprisonné à plusieurs reprises pour tentative de viol et viol.

Il y a un mois, le 31 mars, John Floyd Thomas, 72 ans, est arrêté dans son appartement. Confondu par son ADN, il est l'auteur des meurtres d'Ether Sokoloff (68 ans) et Elizabeth McKeown (67 ans), respectivement commis en 1972 et 1976. Très vite les inspecteurs de l'Unité des cas non résolus font le lien avec quatre autres meurtres de femmes. «Et c'est la pointe de l'iceberg», a déclaré aux médias Charlie Beck, chef de la police de Los Angeles. John Floyd Thomas est aujourd'hui plus que fortement soupçonné d'être le plus grand serial killers de la Cité des Anges.

Comment tenter d'expliquer ces crimes abjects, compulsifs, visiblement sans aucune limite? «Ce qui est frappant avec lui, c'est toutes ces cassures dans l'existence. Il n'a aucune carrière structurée, a été marié à cinq reprises», précise Stéphane Bourgoin, qui a parlé avec 57 tueurs en série, et s'est évidemment penché sur le cas du «westside rapist».

«Le fait de s'attaquer à des veilles femmes n'est pas si étonnant, poursuit-il. Les tueurs en série sont généralement des lâches qui s'attaquent à plus faible.» Des proies faibles, veuves, et souvent isolées socialement, ce qui rendait l'enquête d'autant plus difficile à l'époque. «Comme il y a meurtre mais aussi viol, on peut penser qu'il y a une forme de vengeance vis-à-vis de femmes âgées.» Membres de sa famille? D'une personne qui l'a maltraité? L'enquête ne fait que commencer.

dimanche 26 avril 2009

Ce que cachent nos sensations de «déjà vu»


«Je suis déjà venu ici, j'ai déjà vécu ce moment, j'ai déjà vu cette personne...» Nous avons tous connu cette étrange sensation. Jeu de la mémoire, de l'inconscient ou de nos émotions, comment expliquer ces impressions passagères?

Parfois, c'est juste le quotidien qui se décale un peu. Un repas entre amis, et soudain surgit le sentiment d'avoir déjà vécu cette scène au détail près - au point que, pendant quelques instants, elle paraît presque prévisible. Mais que dire lorsque ce «déjà vu» arrive dans une ville où l'on n'a jamais mis les pieds, ou avec des inconnus? Rien, alors, qui puisse rappeler le passé. Et pourtant, là encore, lieu, personnes, événements, tout semble familier.

Etrange sensation où se mêlent surprise, incrédulité, inquiétude, curiosité! Une envie de magie s'y glisse, celle d'un bref passage de «l'autre côté du miroir», du réveil fugace d'un don paranormal permettant de sortir du temps, de voir le futur, de revivre le passé. Et puis tout s'estompe. En quelques secondes le passé redevient connu, le présent incertain et le futur, toujours aussi mystérieux - même si les dernières découvertes sur le cerveau commencent à lever le voile.

Mais cette sensation de «déjà vu», que 60 à 70% des gens disent avoir expérimentée au moins une fois, ne se laisse pas oublier facilement. Elle pose trop de questions sur notre perception du temps, notre conscience et même notre inconscient, comme en témoigne le philosophe italien Remo Bodei dans un livre récent. Si l'expression «déjà vu» ne sera forgée qu'en 1876 par Emile Boirac, le phénomène intrigue depuis l'Antiquité. Les philosophes platoniciens et pythagoriciens y voyaient le souvenir d'une vie antérieure, les stoïciens plaidaient pour «l'éternel retour du même». Aristote, célèbre pour son esprit pratique, avait beau essayer de remettre les choses en place en défendant l'idée d'un simple trouble psychique, rien n'y faisait, le phénomène gardait sa magie. A tel point que saint Augustin, au IVe siècle, s'en inquiéta. Comme après lui l'Eglise, il se méfiait de cette étrange impression, qu'il attribua au démon venant nous tenter avec des idées de vie antérieure ou de réincarnation.

Une telle source d'inspiration ne pouvait pas laisser indifférents les artistes, écrivains ou poètes. «Non, Temps, tu ne te vanteras point que je change!» s'exclame Shakespeare, car tout n'est que «spectacle déjà vu». Au XIXe siècle, le phénomène devient incontournable dans la littérature, de Dickens ou Chateaubriand, qui en était obsédé, à Baudelaire puis à Proust, bien sûr, pour qui la sensation semblait dire: «Saisis-moi au passage si tu en as la force, et tâche à résoudre l'énigme de bonheur que je te propose» (dans «A la Recherche du Temps Perdu»).

Freud lui-même ne résiste pas à cet appel, et trouve au «déjà vu» une place dans sa grille de lecture. Mais ce n'est rien d'autre à ses yeux que la remontée incomplète d'un souvenir refoulé, cachant un traumatisme ou un désir inacceptable pour le surmoi. «En ce qui concerne les quelques rares et rapides sensations de déjà vu que j'ai éprouvées moi-même, (...) il s'agissait chaque fois du réveil de conceptions et de projets imaginaires (inconnus et inconscients) qui correspondait, chez moi, au désir d'obtenir une amélioration de ma situation» (dans «Psychopathologie de la vie quotidienne»).

Comme le rêve, le «déjà vu» serait une expression de nos désirs secrets? «C'est la raison de son «inquiétante étrangeté», estime la psychanalyste Nelly Jolivet: cette confrontation entre familiarité et surprise signale que l'on touche à de l'interdit.» Jung, lui, évoquait un «déjà vu» éprouvé lors d'un voyage au Kenya, alors qu'il croisait un vieillard - figure de l'homme sage -, et reliait cette impression au réveil d'un archétype.

Souvenir caché, désir secret ou représentation symbolique, le «déjà vu» n'a en tout cas plus rien à voir avec les dons paranormaux ou les vies antérieures, et la science du XXIe siècle va donner le coup de grâce aux dernières rêveries. Elle ramène, en effet, à la réalité qu'Aristote avait soupçonnée: une histoire de cerveau qui dérape. L'étude de l'épilepsie - dont les crises sont parfois précédées d'épisodes de «déjà vu» - a permis aux neurologues de repérer le responsable de cette impression: un bref dysfonctionnement dans une zone du cerveau limbique impliquée dans la mémoire autobiographique. On sait provoquer le «déjà vu» par stimulation électrique, et une étude menée à l'Université de Leeds (Royaume-Uni) tente aujourd'hui de le produire par hypnose. Selon une autre explication, le «déjà vu» «normal» proviendrait d'un décalage provoqué par la fatigue, le stress ou l'ivresse dans le système neuronal chargé de distinguer, dans une scène, le connu du nouveau. Embrouillé, notre cerveau prendrait pour un souvenir les messages que les sens lui envoient au présent.

Le «déjà vu» n'est donc qu'une fausse impression, peut-être chargée d'un sens qui reste à découvrir, comme tout ce qui vient de l'inconscient. Faut-il pour autant renoncer à savourer cet étonnant instant? «Même en sachant qu'il n'y a rien de surnaturel, répond le romancier Philippe Janeada, c'est enthousiasmant: le temps qui passe n'est pas aussi puissant, invincible qu'on le dit, puisqu'il semble que nous parvenions, pour quelques millièmes de seconde, à le prendre de vitesse. On se sent fort, on vibre un instant, on a la tête qui tourne et on revient dans la vie normale. Mais un instant, c'est toujours bon à prendre.»


samedi 25 avril 2009

les Millions envolés


La crise économique n'a pas épargné le showbiz. Les fortunes personnelles d'Elton John, de Paul McCartney ou de Mick Jagger ont souffert l'année dernière de la crise économique. Selon la liste établie par le Sunday Times qui paraît aujourd'hui, Elton John est le membre de cette liste qui a perdu le plus d'argent puisqu'il a vu sa fortune fondre de plus d'un quart et passer ainsi de 260 millions d'euros à 193 millions d'euros.

L'interprète de «Your Song» et «Rocket Man» a subi les effets conjugués du ralentissement économique, de la fin d'une série de concerts grassement payés à Las Vegas. L'homme aux mille lunettes a lui-même amputé sa fortune de 48.5 millions d'euros, distribués à diverses organisations caritatives.

Un peu mieux loti qu'Elton John, l'ex-Beatle Paul McCartney a quand même perdu 65.5 millions d'euros en un an. Reste que l'auteur de «Love Me Do» peut se permettre une pareille chute de sa fortune puisque les pertes annoncées ne représentent que 12% de son patrimoine.

Quant à Mick Jagger et son légendaire «I Can Get No Satisfaction», il a perdu 16% de son patrimoine. Mais que les fans de Mick se rassurent, il lui reste encore quelque 220 millions d'euros.

Le label de britney à la peine

Robbie Williams, lui non plus, n'a pas été épargné. Son manque à gagner de l'année passée est estimé à plus de 26 millions d'euros. Malgré la présence de ces stars, le palmarès des personnalités les plus riches de l'industrie musicale est dominé par Clive Calder, fondateur de la maison de disques Zomba qui distribue entre autres Britney Spears, cédée il y a sept ans pour plus de 3.2 milliards d'euros.

Harrison Ford revoit son cachet à la baisse

Les problèmes liés à la crise touchent aussi d'autres branches du showbiz. Harrison Ford, le célèbre interprète d'Indiana Jones aurait accepté de baisser ses demandes salariales pour faire partie de la distribution du film «Morning Glory». Harrison fait partie des acteurs les mieux payés de Hollywood.

L'acteur aurait accepté un salaire de 5.2 millions d'euros soit la moitié de son cachet habituel. La comédie «Morning Glory» devrait sortir dans les cinémas en 2010.

dimanche 19 avril 2009

A Trinité-et-Tobago, tout le monde veut sa photo avec Obama


Ni les chefs d'Etat, ni les hauts fonctionnaires qui participent au Ve sommet des Amériques à Trinité-et-Tobago n'échappent à la "Obamania" et cherchent tous à se faire photographier en compagnie du président américain Barack Obama.

M. Obama s'est montré affable et complaisant vis-à-vis de ces requêtes et a échangé quelques mots avec les solliciteurs, sous l'étroite vigilance de son service de sécurité.

Cette fièvre n'a pas épargné le président vénézuélien Hugo Chavez, pourtant un des critiques les plus sévères de Washington, dont l'image de sa poignée de mains échangée avec Obama à l'ouverture du sommet, a été publiée par toute la presse de Trinité-et-Tobago et les principaux journaux de la région.

Les autres dirigeants du bloc l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba - Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Honduras, Dominique et Saint-Vincent) qui s'opposent farouchement à une hégémonie américaine dans les relations de la région, ont également profité du sommet pour se faire photographier en compagnie de leur homologue américain.

M.Obama est désormais immortalisé aux côtés du président du Nicaragua Daniel Ortega, dans un échange de sourires, avec l'Equatorien Rafael Correa et serrant la main du Bolivien Evo Morales.

Les autres dirigeants plus proches de Washington n'ont pas été en reste pour saisir également l'occasion d'un cliché.

Le président du Salvador, Antonio Saca, qui siégeait lors des sessions plénières à la gauche de M. Obama, en a profité samedi pour discuter avec lui avec sa ministre des Affaires étrangères Marisol Argueta pour interprète. M.Obama l'a d'ailleurs félicitée de son accent. "J'ai étudié aux Etats-Unis", lui a répondu la ministre, ravie. Le ministre du Tourisme de Panama, Ruben Blades, a également posé avec Obama à la fin de la session.

Au déjeuner, le président américain cotoyait son homologue colombien Alvaro Uribe, l'un des principaux alliés en Amérique latine de son prédécesseur George W. Bush.

De retour à la session plénière de l'après-midi, M. Uribe a exhibé fièrement une feuille de papier où étaient inscrits les thèmes des discussions: "Très gentiment, il y a apposé sa signature avec une aimable dédicace". "Pour le président Uribe, avec admiration", a-t-il déclaré citant la dédicace écrite en anglais.

Les chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (Caricom) ont eux aussi profité du moment de la photo officielle du sommet pour demander à M.Obama de poser séparément avec eux.

Ashton Kutcher-CNN: un à zéro


Suis-je populaire? Suis-je incontournable? Est-ce que je compte vraiment? M'aime-t-on suffisamment? Tous ceux que ces questions taraudent - c'est-à-dire à peu près tout le monde - ont tenté un jour ou l'autre de se «googler». C'est-à-dire, pour les béotiens, de taper leur propre nom entre guillemets dans le moteur de recherche, histoire de s'assurer qu'ils existent sur le Web.

Avec, à la clé, de plus ou moins bonnes surprises. Cinq résultats: je suis un raté de l'ère numérique, la Toile m'a oublié. Deux millions d'occurrences: à moi la gloire, je suis une vedette (ou j'ai beaucoup d'homonymes très célèbres).

Voilà pour l'ego-trip de base.

Les plus atteints auront franchi l'étape supplémentaire du cyberégocentrisme sur le site Googlefight. Lequel permet de se mesurer à quelqu'un d'autre, toujours à l'aune du nombre d'occurrences dans Google.

On entre son nom et celui de son adversaire, on clique, on attend, on triomphe ou on pleure. Une pratique très prisée entre collègues de bureau.

Autre indicateur, à disposition des cas franchement désespérés: le nombre d'amis sur les réseaux sociaux, Facebook en tête. Leur pathologie: l'invitation compulsive. Insatiables, il suffit que votre nom ou votre trombine leur dise très vaguement quelque chose pour qu'ils vous demandent de devenir leur ami. Qu'importe l'intrusion, pourvu qu'ils aient un «yes».

La course à la renommée virtuelle pourrait s'arrêter là.

Mais cette semaine la discipline est entrée dans une nouvelle dimension grâce à Ashton Kutcher, star de la télé américaine et mari de Demi Moore. Conscient de son statut de star internationale, le beau trentenaire s'est lancé mercredi un défi hardi: faire mieux sur Twitter à lui tout seul que la chaîne CNN tout entière. Pour mémoire, Twitter est «la» plate-forme en vogue de microblogging, où chacun raconte en un maximum de 140 caractères ce qu'il est en train de faire à tout moment de la journée.

Les termes de ce duel: être le premier à réunir un million de «followers» (lecteurs, en langage Twitter). En cas de victoire, Kutcher avait promis d'offrir 10 000 moustiquaires à une oeuvre de charité contre le paludisme en Afrique, et un jeu vidéo - «Guitar Hero» - au millionième follower.

Eh bien, l'oeuvre recevra ses moustiquaires: Kutcher a gagné son défi vendredi à 8 heures du matin. La bataille fut âpre, mais le fil @aplusk (Ashton Kutcher) a battu @cnnbrk (CNN Breaking News) en moins de 48 heures. Les journaux papier se plaignaient d'être boudés par leurs lecteurs? Les voilà rassurés: à l'heure du Web communautaire, même la plus grosse chaîne d'info du monde est à la ramasse.

vendredi 10 avril 2009

Le chiffre du jour

Abdelaziz Bouteflika a été réélu à la tête de l’Etat avec....90,24% (eh oui, ça existe toujours des chiffres pareils, dans quel monde on vit?!!!!)

Y'a plus rien a dire...pauvre Algérie!!!

mardi 7 avril 2009

Italie: un sismologue avait prévu la catastrophe


Il avait lancé l'alarme, avant le drame. Les autorités ne l'ont pas cru.

Les ruines du tremblement de terre sont encore fumantes que déjà une polémique fait rage dans les médias italiens. Les autorités ont-elles été assez attentives? Depuis deux mois, cette partie des Abruzzes a été en effet régulièrement chahutée par des secousses sismiques, parfois plus que légères. Une situation apparemment peu extraordinaire dans une région considérée comme sensible.

Par ailleurs, une alerte avait déjà été lancée il y a un mois. Giampaolo Giuliani, chercheur au Laboratoire national de Gran Sasso, prétendait en effet avoir découvert l'imminence d'un séisme pour fin mars. Soit quelques jours seulement avant le drame. Il avait alerté les autorités. En vain. Elles n'avaient pas cru le bien-fondé scientifique de ses analyses.

Les autorités l'ont même accusé d'avoir généré, sans qu'il ait des preuves à l'appui, un vrai vent de panique dans la population. Face à la psychose collective, la Commission des grands risques de la protection civile s'était en effet réunie en urgence pour rassurer les habitants. «Il n'y a pas de risque en cours», la situation est sous contrôle et il n'est pas possible de prévoir un séisme, avait conclu la commission dans le Corriere della Sera.

Irrité par les déclarations de Giampaolo Giuliani, Guido Bertolaso, chef de la protection civile locale, en avait rajouté une couche. Il avait demandé une punition exemplaire contre le trublion et s'était emporté dans les médias contre «ces imbéciles qui s'amusent à diffuser de fausses informations».

Critiqué, Giampaolo Giuliani avait pourtant vu juste. Il était hier d'autant plus énervé qu'il habite lui-même L'Aquila, durement touchée par le tremblement de terre. «Il y a des personnes qui me doivent des excuses. Et qui auront sur la conscience le poids de ce qui est arrivé», s'est-il emporté hier matin dans La Repubblica.

Plus tard dans la journée, Silvio Berlusconi, président du Conseil, a voulu tuer dans l'oeuf tout début de polémique. «Il n'y a aucune base scientifique qui aurait permis de prévoir ce tremblement de terre», a prétendu l'homme fort d'Italie. Selon lui, les plus grands sismologues transalpins sont unanimes sur le sujet.

Il n'empêche que le cas de Giampaolo Giuliani pose la question de la marge de manoeuvre des pouvoirs publics face aux dangers sismiques.

Les constructions sont-elles assez solides?

Mieux vaut prévenir que tenter de prédire, selon certains spécialistes. «Il faut ainsi s'assurer de la solidité des constructions et des infrastructures», ajoute Blaise Duvernay. Des bases solides limitent ainsi les dégâts en cas de problème. «C'est l'effort principal à faire dans les zones à risque élevé», ajoute-t-il.

Mais, dans ce domaine de la prévention, il y a encore beaucoup à faire en Italie. Gian Michele Calvi, expert transalpin en ingénierie sismique, confirmait hier dans le Corriere della Sera que, en cas de danger, «la solution n'est pas d'évacuer une zone entière, mais de la rendre plus sûre et de réduire les risques». En gros, il faut mettre aux normes antisismiques les bâtiments dans les zones à risque. Mais, dans la Péninsule, «ce n'est pas seulement une question de recherche, mais aussi de culture», poursuit-il. Le pays réagirait seulement après un drame, sous le coup de l'émotion. «Mais c'est trop tard.» Quelques mois après, l'Italie oublierait vite le besoin d'une mise aux normes sécuritaires. «Il faudra des années avant que l'Italie arrive au niveau du Japon», conclut l'expert.

Où seront logés les milliers de sans-abri?

Hier soir, le nombre des victimes était estimé à 150 morts, 1500 blessés et 100000 sans-abri. Près de 15000 bâtiments étaient détruits ou endommagés. Face à la situation, le gouvernement italien a décrété l'état d'urgence. Et il a déjà activé les fonds européens en cas de catastrophe, selon Silvio Berlusconi, président du Conseil. Près de 30 millions d'euros étaient ainsi annoncés pour financer les 5000 secouristes et les aides matériels. L'aide d'urgence avait déjà commencé à monter 2000 tentes, chacune pouvant accueillir entre 8 et 10 personnes. De nombreux sans-abri pouvaient y loger pour se protéger de la pluie qui est tombée en début de soirée. La protection civile a aussi installé des centres d'accueil. Par ailleurs, tous les hôtels de la côte adriatique des Abruzzes auraient été réquisitionnés.

Depuis 1905, l'Italie a vécu 14 séismes mortels

Les tremblements de terre sont responsables de la mort de plus de 125000 personnes depuis le siècle dernier. En 1908, un séisme de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter dévaste Messina, la deuxième plus grande ville de Sicile, faisant 82000 victimes. Sept ans plus tard, 33000 personnes perdent la vie suite à une secousse de 7,0 à Avezzano, dans les Abruzzes, la même région qui a été touchée hier matin. En 1976, une secousse de 6,5 tue 976 personnes et laisse 70000 sans-abri dans le Frioul, au nord du pays. En 1980, en Campanie, au sud du pays, 300000 personnes perdent leur toit et 2500 périssent. Le séisme était de magnitude 6,8. Le dernier, d'une intensité de 5,9, remontait à 2002: 30 personnes, en majorité des enfants, ont péri à Campobasso, à 150 km au sud de L'Aquila.

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“Algérie : présidentielle sous contrôle” de Vladimir Vasak


“Algérie : présidentielle sous contrôle” de Vladimir Vasak  a été diffusé samedi 4 avril 2009 à 19h00 sur Arte.
Le réalisateur, le journaliste Vladimir Vasak ,  explique les difficultés rencontrées et déclare : " Je n'avais jamais vu l'Algérie fermée à ce point. "

A la veille de l'élection présidentielle qui entérinera sans surprise un troisième mandat du président Bouteflika, vous avez passé six jours en Algérie. Votre reportage, qui sera diffusé le 4 avril à 19 heures sur Arte, pourrait s'appeler «chronique d'un tournage impossible». C'est si difficile pour un journaliste de travailler dans l'Algérie de 2009 ?

Notre idée était de raconter l'Algérie d'aujourd'hui en parcourant l'un des projets-phares du président Bouteflika: l'autoroute Est-Ouest. Alors que nous avions demandé de filmer tout le tronçon Est, d'Alger à Annaba (ville d'où partent les harragas, ces jeunes qui quittent clandestinement le pays par la mer au péril de leur vie), ainsi que l'université de Constantine, notre accréditation n'a finalement concerné que Alger-Constantine. Nos ennuis ont commencé dès le lendemain de notre arrivée quand nous sommes allés sans notre escorte officielle dans les ruelles de Constantine. Sans escorte, les gens parlent très librement, de leur envie de partir, de leur indifférence à l'égard d'une présidentielle jouée d'avance et qui ne changera rien au chômage des jeunes, à la pauvreté, à la malvie, à l'absence totale de perspectives. Ces premières 36 heures sont en fait le seul moment où nous avons pu travailler librement et recueillir la parole spontanée des Algériens. A partir de là, nous avons été escortés sans arrêt et nous avons même eu droit à un «message» par voie de presse. Le quotidien En Nahar a ainsi annoncé que les services de sécurité «enquêtaient» sur les «objectifs cachés d'une équipe d'Arte utilisant du matériel sophistiqué» qui «devait faire un reportage sur le projet du siècle, l'autoroute Est-ouest, et a changé de sujet en se rendant à l'université et en filmant à un kilomètre du chantier de l'autoroute»…

Vous êtes allé plusieurs fois en Algérie. Ce « verrouillage » est-il nouveau et que révèle-t-il ?

Je n'avais jamais vu l'Algérie fermée à ce point. Il y a dix ans, le pays vivait dans l'espoir de retrouver la paix. Il y a cinq ans, c'était le soulagement qu'elle soit revenue. Aujourd'hui, les jeunes savent que le pays est très riche, mais que leur vie ne change pas, qu'ils ne bénéficient en rien de cette richesse. De leur côté, les autorités ont très peur d'un taux de participation ridicule à la présidentielle car il constituera aussi un déclic permettant de comprendre que la situation dans ce pays n'est pas aussi claire que le fait d'avoir «vaincu le terrorisme» peut le laisser penser…Paradoxalement, il est plus facile de travailler en Biélorussie et même en Russie. On a donc choisi de montrer dans notre reportage les difficultés des journalistes, surtout quand on refuse de mettre en péril les Algériens avec lesquels on travaille, chauffeurs et interprètes notamment…

Votre film montre un fossé impressionnant entre des ministres débitant un discours creux sur les « générations futures » et des jeunes sans espoir…

Il y a effectivement un décalage incroyable entre la rhétorique d'énumération de ce pouvoir qui assène des réalisations, comme le font d'ailleurs tous les systèmes politiques fermés, et des jeunes que seule la peur de mourir en mer retient de fuir massivement. C'est pour cacher cette réalité là qu'on interdit aux journalistes d'aller à Annaba.

lundi 6 avril 2009

Elles ont misé sur le bon cheval


La fortune leur aurait échappé si elles avaient épousé leur premier amour.

La photo jaunie de Michelle Obama et de son amant d'autrefois, David Upchurch (en médaillon), a été massivement médiatisée. Les amoureux se sont tendrement aimés. Mais, finalement, la belle avocate a épousé l'homme qui entre-temps est devenu le plus puissant de ce monde. De son côté, l'amoureux évincé vit à Colorado Springs et poursuit une humble carrière de représentant au service clientèle d'une société. Grâce à son flair, Michelle a su éviter une vie ordinaire. Parmi ses semblables, certaines ont aussi eu le nez creux.

Les bons calculs de Vanessa Paradis La chanteuse a tout fait pour se hisser au sommet des marches de la gloire. Alors qu'elle n'est que l'interprète d'un tube, «Joe le taxi», Vanessa jette son dévolu sur Florent Pagny. Dans les années 80, les deux jeunes amants forment l'un des couples les plus en vue de l'Hexagone. Mais Florent n'a pas l'étoffe d'un gagnant et sa carrière bat de l'aile. C'est à ce moment que Vanessa met le grappin sur Lenny Kravitz, la rock star des années 90. A cette époque, la Française franchit l'Atlantique. Et c'est là-bas qu'elle décroche la timbale, puisqu'elle est en ménage depuis 8?ans avec Johnny Depp, star de Hollywood. Entre-temps, Florent et Lenny sont devenus des losers.

Heidi Klum aux abois Elle a beau roucouler aux côtés de Seal, la vie n'a pas toujours été tendre avec Heidi Klum. Après une série d'aventures foireuses, elle pense avoir trouvé le bon numéro avec Flavio Briatore, le patron d'écurie de Formule 1. En apothéose, le jour de l'annonce de sa grossesse paraissent dans la presse des photos de lui avec une autre. Chic. Pas démontée pour autant, la top model enceinte jusqu'aux oreilles ensorcelle Seal le temps d'une soirée chez des amis communs. Sous le charme, le chanteur aux millions de dollars l'adopte immédiatement, elle et son bidon tout rond.

Liz Hurley fascinée par les milliards Dans les années 90, l'actrice Liz Hurley et son collègue Hugh Grant sont les plus illustres tourtereaux de Grande-Bretagne. Tout le monde pense que le charmant garçon passera la bague au doigt de sa belle. Mais Liz Hurley a de l'ambition. Et elle est maligne. C'est pourquoi elle jette son dévolu sur le milliardaire Arun Nayar, qui lui permet de s'offrir tout ce dont elle rêvait. Un grand mariage de huit jours en Inde et une carrière de créatrice de maillots de bains.

Et les mecs sont aussi capables de beaux coups Certains hommes sont capables de tout par appât du gain. On les appelle des gigolos. Mais il est essentiel de faire la distinction entre une personne qui vend ses fesses et un homme qui épouse une femme célèbre et qui par ce biais entre dans la lumière. Ainsi on se souvient de Larry Fortensky, ouvrier en bâtiment, qui devient le 7e mari de Liz Taylor en 1991. En Grande-Bretagne, le prince Philippe épouse la future reine en 1947. Par cette union, cet inconnu du gotha accède à la célébrité.