dimanche 28 février 2010

Le centre du Chili dévasté par un séisme de magnitude 8,8


Des milliers d'habitants de Santiago, pourtant habitués aux séismes, ont vécu une nuit de terreur, jetés hébétés dans les rues de la capitale, hier, par une puissante secousse qui a fait au moins 147morts, la plupart dans le centre du pays, à quelque 300km de la capitale. La première secousse, qui a duré plus de deux minutes, a plongé la capitale dans l'obscurité totale.



Il était 3h34 du matin samedi quand un puissant séisme de magnitude 8,8 a frappé le centre du Chili. A Talca, situé à environ 105km de l'épicentre, Roberto Candia a été réveillé par ce qui lui a d'abord semblé être «d'énormes turbulences en avion».
«Tout tombait, les armoires, tout, raconte le journaliste d'Associated Press. Je dormais avec mon fils de 8ans, Diego, je n'ai réussi qu'à lui couvrir la tête d'un oreiller.»
Le centre historique de la ville, avec ses maisons de torchis, s'est effondré quasi en totalité, et par chance la plupart de ces bâtiments, des commerces, étaient vides à cette heure.
La violente secousse, qui a duré 90secondes et a été suivie de nombreuses répliques, a fait trembler des immeubles à Buenos Aires, capitale de l'Argentine voisine à plus d'un millier de kilomètres à l'est, et a été ressentie jusqu'à São Paulo (Brésil), 2900km à l'est.
«J'ai dû m'asseoir tellement le trottoir bougeait» 
A Santiago du Chili, à 325km au nord-est de l'épicentre, des véhicules gisaient renversés sur la chaussée d'une autoroute, dont la bretelle supérieure s'est effondrée. Si les immeubles modernes sont construits en fonction des normes sismiques, nombre de vieux bâtiments ont souffert, comme le Musée des beaux-arts, gravement endommagé, ainsi que l'église Notre-Dame de la Providence, dont le clocher s'est effondré. Plusieurs hôpitaux ont dû être évacués.
Julio Matus, portier de nuit, a couru dehors lorsque la terre a commencé à trembler. «J'ai vu le mouvement des bâtiments. J'ai dû m'asseoir par terre, je n'arrivais pas à tenir debout tellement le trottoir bougeait.»
Sur la côte, à Viña del Mar, très fréquentée en cette fin d'été austral, le séisme a frappé à l'heure où de nombreux fêtards étaient encore en boîte de nuit. «C'était horrible. Les gens hurlaient, certains couraient, d'autres étaient paralysés, comme moi», a raconté l'un d'eux.
Des ponts étaient effondrés, des édifices en ruine, le téléphone et l'électricité coupés dans de nombreux secteurs de Santiago, ainsi qu'à Concepción, deuxième ville du pays, au sud de la capitale.
Là, des camions ont été happés lorsque la terre s'est ouverte sur leur passage, le pont sur la rivière Bío Bío s'est effondré, des bâtiments étaient en flammes dans le sud de la ville, et un immeuble de 15étages s'est écroulé. Si la capitale a souffert, le séisme a surtout frappé la région de Concepción, du Maule, de l'Araucanie, à 300-400km au sud-ouest de la capitale, où a été déclaré un état d'urgence local.
De premières images de Concepción montraient hier soir des bâtiments effondrés, des ponts coupés, un centre historique gravement endommagé.
Des vagues de tsunami ont traversé le Pacifique
Une alerte au tsunami a été lancée hier dans une cinquantaine de pays et territoires du Pacifique, dont la côte ouest des Etats-Unis, ainsi qu'Hawaï, les Samoa américaines et Guam. Le Japon, l'Australie, les Philippines et de nombreux autres pays asiatiques étaient hier en état d'alerte au raz de marée.
Quelques minutes après le séisme qui a frappé le Chili, une vague de tsunami de 2,30m s'est abattue sur la ville côtière de Talcahuano et une dizaine d'autres localités. Une vague a aussi submergé la moitié basse de l'île chilienne de Robinson Crusoé, située à 700km des côtes, et qui compte environ 650 habitants. La marine chilienne a également partiellement évacué l'île de Pâques, située à 3500km des côtes, a annoncé la présidente Michelle Bachelet.
Des vagues de tsunami ont ainsi traversé l'ensemble de l'océan Pacifique. Selon un responsable de la Météo nationale américaine, le phénomène devait s'achever avec des vagues de 30cm lorsqu'il atteindrait le continent, de l'autre côté du Pacifique, en Asie. L'archipel des Marquises a été frappé par une série de vagues de près de deux mètres. Les îles de Tahiti et Moorea, ont été touchées par quelques vagues de moins de cinquante centimètres.

Tsunami: évacuation de 320.000 personnes dans le nord du Japon


Les autorités japonaises ont ordonné dimanche l'évacuation de 320.000 personnes dans trois préfectures du nord du Japon menacées par un tsunami majeur, a annoncé l'agence de presse Kyodo.

L'ordre concerne les zones côtières des préfectures d'Aomori, Iwate et Miyagi, au nord de l'île principale japonaise de Honshu, a précisé l'agence.
Les autorités ont averti qu'un raz-de-marée pouvant dépasser trois mètres risquait de survenir au cours des prochaines heures dans cette partie du littoral Pacifique, à la suite du très violent séisme samedi au large du Chili.
Un tsunami de 120 cm a atteint dimanche à 06H49 GMT le port de Kuji, dans la préfecture d'Iwate, quarante minutes après un premier raz-de-marée de 90 cm, a annoncé l'Agence météorologique japonaise.
L'agence n'a dans l'immédiat fait état d'aucune victime, ni de dégâts.
La taille d'un tsunami désigne non pas la hauteur d'une vague, mais l'élévation du niveau de la mer observée par rapport à la normale. Un tsunami de plus d'un mètre de haut est suffisant pour provoquer de sérieuses inondations et endommager les embarcations amarrées dans les ports.

Assassinat de l’un des piliers du régime répressif algérien


Le colonel Ali Tounsi a été assassiné par balles aujourd’hui, jeudi 25 février 2010, au siège de la Direction générale de la sureté nationale à la tête de laquelle il avait été placé il y quinze par le général Zeroual.
Radié de la sécurité militaire au milieu des années 1980, lorsque son passé de collaborateur de l’armée française à la fin de la Guerre de libération fut dévoilé, Ali Tounsi sera rappelé par les généraux putschistes au milieu des années 1990 pour diriger la police algérienne.
A son arrivée à la tête de ce service, le nombre des victimes de la répression connaitra une croissance exponentielle et en particulier le nombre des disparitions forcées dans les centres qui relevait de son autorité directe comme la tristement célèbre école de police de Châteauneuf, véritable laboratoire de torture systématique, dirigée par l’un de ses proches le commissaire Mohamed Issouli.
Sous couvert de « modernisation de la police » et avec des moyens financiers quasi illimités tirés de la rente pétrolière, il contribuera à faire de l’Algérie l’état policier parmi les plus quadrillés de la planète[1]. Faut-il rappeler que l’effectif la police algérienne est aujourd’hui officiellement de 200000, celui de la gendarmerie est de 110000 sans parler des effectifs des autres services de sécurité (forces armées et milices paramilitaires).
Ali Tounsi, un autre des protagonistes les plus sanglants de la tragédie vécue par notre pays s’en va. Il restera pour l’histoire récente de l’Algérie l’un des exécutants les plus zélés des crimes de masse commis durant la décennie rouge contre le peuple algérien.
Secrétariat du Mouvement Rachad
Le 25 février 2010

vendredi 26 février 2010

Qui est Ali Tounsi ?


Né en 1934 a Metz en France. Fils de Tayeb, un militaire français (Officier) jusqu'à sa retraite. Nationalité double, Française et Algérienne. Elevé a Meknes au Maroc ou son père était en garnison dans l’armée française.

En 1961, on le retrouve au sein du 2 eme bureau de l’armée française a Sidi Bel Abbes. Membre du commando”TEMPETE” composé de supplétifs récupérés par les services secrets français sous les ordres de l’officier français de saint georges d’où l’appellation «Commando Georges»  L'engagement de Tounsi au sein de ce sinistre commando de chasse a été le fruit de sa collaboration sans réserve avec l’armée coloniale. 



Au cessez le feu, il est injecté dans l’administration naissante grâce a des relations familiales nouées au Maroc qui ignoraient sa collaboration avec l’armée coloniale, il est enrôlé dans les rangs de l'ANP.

En 1983, son engagement avec l’armée française durant la guerre de libération ayant été dévoilé, il est radié de l’ANP.

Son passage au sein d’une structure dépendant du ministère de la jeunesse et des sports lui vaut en 1994 une condamnation a une peine de prison pour détournement et dilapidation de deniers et de biens publics. 

En appel, début 1995, et malgré son intimité avec “la magistrate” siégeant, la peine de prison fut confirmée bien qu’abaissée.


mardi 23 février 2010

Toutankhamon est le fruit d'un inceste


Depuis l'ouverture du tombeau de Toutankhamon le 16 février 1923 par Howard Carter, les égyptologues s'interrogent sur l'identité de ses parents. Chacun y va de son hypothèse. Certains affirment même qu'il serait le fils de la belle Néfertiti, première femme d'Akhenaton, l'inventeur du monothéisme. Eh bien, maintenant, on le sait ! Une étude publiée cette semaine dans la revue médicale Jama révèle que Toutankhamon serait le fruit d'un inceste. 

Ces révélations sont officiellement faites, mercredi dernier, par l'extravagant docteur Zahi Hawass le patron des Antiquités égyptiennes. Coiffé de son légendaire Stetson, avide d'honneurs médiatiques, il a affronté les caméras du monde entier pour révéler les principaux résultats de deux ans d'enquêtes génético-médico-légales concernant Toutankhamon et dix momies de ses proches parents. En comparaison, les experts de la série américaine Bones passent pour de gentils amateurs. 

Rien de choquant à l'époque 

Les analyses génétiques (réalisées en double par deux laboratoires indépendants) font de Toutankhamon le fils de la momie KV55 qui est identifiée comme celle d'Akhenaton. Il est donc son fils, et non pas son frère, comme certains égyptologues le croyaient jusqu'alors. Quant à la mère de notre jeune roi, il s'agirait de la momie KV 35YL, baptisée la "Younger Lady". Celle-là même que plusieurs égyptologues identifiaient comme étant la sublime Néfertiti, première épouse d'Akhenaton. Or, d'après son ADN, cette Younger Lady serait la propre soeur d'Akhenaton. Épouse et soeur ! Rien de choquant à l'époque - c'était dans l'habitude des lignées royales égyptiennes -, mais cette parenté proche semble exclure que la Young Lady puisse être Néfertiti. 

L'étude révèle encore que le pharaon Amenhotep III et la reine Tiyi étaient les parents communs d'Akhenaton et de la Younger Lady, ce qui en fait donc les seuls grands-parents de Toutankhamon. Enfin, l'ADN confirme que les deux momies Youva et Touya sont, respectivement, le père et la mère de Tiyi et, par conséquent, les arrière-grands-parents de Toutankhamon. Restent les deux foetus momifiés trouvés dans le sarcophage du jeune pharaon : il en serait le père, mais la mère n'est toujours pas identifiée avec certitude. 

L'origine de sa mort connue 

Voilà pour le pedigree de Toutankhamon, mais l'équipe du Docteur "Bones" Hawass a également déterminé les conditions de son décès. Que n'a-t-on pas écrit ou imaginé à ce sujet ? Pour certains, il serait mort en chutant de son char ; pour d'autres, c'est le coup porté à la tête par un cheval ou un autre animal qui l'aurait achevé. On a aussi évoqué une septicémie, une embolie, un empoisonnement, un assassinat avec un objet contondant. En fait, rien de tout cela. Le jeune roi a succombé parce qu'il avait de nombreuses tares héritées de ses parents (notamment une déformation osseuse des pieds) et parce qu'il était paludéen au dernier degré. De l'ADN du parasite Plasmodium falciparum a été retrouvé dans sa momie et dans celles de trois autres membres de sa famille. Un paludisme qui avait commencé à ronger ses os ! Ce diagnostic est confirmé par la présence de cannes et d'une boîte à pharmacie dans sa tombe. 

En revanche, les représentations androgynes de Toutankhamon et de son père Akhenaton pharaons semblent ne relever que d'une vision artistique, car les médecins n'ont retrouvé dans les momies aucune indication qu'ils souffraient du syndrome de Marfan - comme il a été dit - lors de leur vivant. Toutankhamon n'a pas fini de nous étonner. 

dimanche 21 février 2010

Téléphone mobile: la guerre des applications et des OS est lancée


Un vent nouveau a soufflé sur le congrès mondial du mobile (WMC) qui s'est déroulé cette semaine à Barcelone.

C'est même un raz-de-marée contre le traditionnel absent du Salon, l'iPhone d'Apple. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 3 milliards d'applications téléchargées (99,4% du marché en 2009), et un magasin fort de 140 000 applications pour 75 millions de terminaux (iPhone et iPod Touch). La fronde s'organise donc sur deux fronts, celui des applications, et celui de la plate-forme qui va les organiser.

Sur le front des applications Les opérateurs mobiles en ont marre de voir le juteux marché des applications leur échapper. En effet, si Apple reverse 70% de la vente au développeur, rien ne tombe dans l'escarcelle de l'opérateur. Au WMC, plus d'une vingtaine d'opérateurs internationaux ont formé une alliance baptisée WAC (Wholesale Applications Community). Leur objectif est de court-circuiter l'App store d'Apple ou l'Android market de Google en fournissant aux développeurs un standard unique pour chaque système d'exploitation. L'idée ne fait pas l'unanimité chez les constructeurs qui ont déjà leur propre place de marché (comme l'Ovi Store de Nokia). On saura dans un an si ce projet n'était pas qu'un coup d'épée dans l'eau...

Sur le front des OS Aujourd'hui, on choisit un smartphone parce qu'il est multifonctions (grâce aux applications) mais d'abord parce qu'il est agréable et facile à utiliser. Cela dépend du système d'exploitation (OS) et les acteurs du marché l'ont bien compris.

Windows se réveille enfin! Steve Ballmer, le patron de Microsoft a présenté avec enthousiasme Windows Phone Series 7. Il ne s'agit pas d'une énième copie de l'iPhone mais d'une interface novatrice. Pas d'icônes alignées sur l'écran, mais des vignettes et des textes cliquables, organisés en six pôles d'intérêt: l'utilisateur, les jeux, l'image, la musique/vidéo, la bureautique, et bien sûr le marché d'applications. Microsoft impose un strict cahier des charges aux équipementiers, ainsi qu'une licence payante. Les premiers appareils ne seront disponibles que vers Noël.

Samsung a surpris en lançant son propre OS Bada (océan en coréen) et l'appareil Wave qui en est pourvu. Les premiers testeurs le trouvent plutôt bien conçu. Wave fait la part belle à l'intégration des réseaux sociaux (Facebook, Twitter) et les widgets peuvent se disposer sur dix écrans d'accueil. Si Samsung privilégie son «océan», il investit aussi dans des smartphones avec OS Android, et se met sur les rangs pour l'OS Windows Phone 7.

Le système Android de Google a quant à lui tenu le haut du pavé au MWC 2010. Il séduit tous les constructeurs qui avaient l'habitude de travailler avec Windows. Il donne un nouveau souffle aux marques en déclin comme Motorola ou Sony Ericsson, et il ouvre des horizons inespérés aux nouveaux venus chinois comme Huawei ou ZTE. L'avantage d'Android est d'être gratuit et hautement personnalisable. Exemple: le modèle Desire, de HTC, très proche du Nexus One qui avait créé le buzz à sa sortie. HTC a d'ailleurs l'art de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, puisqu'il manufacture des smartphones dans toutes les versions Android ou Windows existantes ou à venir!

Quant à Nokia, c'est la déception. Le leader du marché, qui voit son hégémonie fondre au fil des mois, n'a présenté aucun nouvel appareil. Il s'est contenté d'annoncer un futur OS Meego, en collaboration avec Intel, lequel vient s'ajouter à son OS traditionnel Symbian. Personne n'a compris à quoi il pourrait concrètement servir.

Pour ceux qui attendent de leur téléphone un instrument simple, ludique et pratique, l'iPhone s'est forgé une belle avance. Mais dorénavant, les hordes de concurrents sont à ses trousses.

samedi 20 février 2010

Pour Elton John, Jésus était gay


Le chanteur britannique s'est dit persuadé que Jésus était un "homosexuel qui comprenait les problèmes des hommes", dans une interview publiée vendredi où il parle également d'amour et de drogue.

"Je crois que Jésus était un gay compatissant, super-intelligent", déclare l'artiste dans le dernier numéro de la revue américaine Parade.

"Sur la croix, il a pardonné à ceux qui l'avaient crucifié. Jésus voulait que l'être humain soit amour et pardon. Je ne sais pas pourquoi les gens sont si cruels. Essayez d'être une femme homosexuelle au Moyen-Orient, autant être morte", dit-il.

Le chanteur, âgé de 62 ans, aborde différents sujets dans l'interview, notamment la drogue et ce qu'il considère comme des erreurs de jeunesse dans le domaine sentimental.

"Dans toutes mes relations, il y avait toujours la drogue. Ca ne marche jamais. (...) Pour certains un gramme de cocaïne peut durer un mois. Moi non, je ne pouvais pas m'arrêter. Et à la fin, j'ai eu des problèmes cardiaques", reconnaît le chanteur.

Evoquant l'amour, Elton John admet avoir "toujours eu des relations avec des personnes plus jeunes". "Je leur faisais faire le tour du monde, essayais de les éduquer."

"L'un après l'autre, ils ont eu une montre Cartier, un costume Versace, voire une voiture de sport. Ils n'avaient pas de travail, dépendaient de moi. Je l'ai fait souvent. Six mois après, ils en avaient assez et me détestaient parce que je leur avais enlevé leur vie et leur estime de soi. Je n'en n'avais pas l'intention", poursuit-il.

Le président de la "Ligue Catholique" Bill Donohue a estimé dans un communiqué que qualifier Jésus d'homosexuel revenait à parler de "déviance sexuelle" à son propos.

"Mais que peut-on attendre d'un homme (Elton John), qui a déclaré qu'il faudrait bannir la religion?", a-t-il ajouté.

"Etant donné son goût pour la récidive, nous ne lui demanderons même pas de s'excuser", ajoute Bill Donohue.

jeudi 18 février 2010

L'indétrônable Lady Gaga


Presque inconnue il y a un an, Lady Gaga rafle désormais toutes les récompenses.

«Je suis très flattée qu'on me compare à Lady Gaga.» Madonna dixit. En quelques mots, la reine de la pop a résumé l'ampleur du phénomène «Lady Gaga». Avec quatre singles extraits de son premier album, «The Fame», arrivé numéro un aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (une prouesse pour un premier album, seulement égalée par Mariah Carey, Ace of Base et Avril Lavigne), 8 millions d'albums et 35 millions de singles vendus, Lady Gaga a su imposer son style au monde entier en un temps record.

Et la déferlante n'est pas près de s'arrêter: mardi soir, aux Brit Awards, la New-Yorkaise de 23 ans a été l'artiste la plus primée de la cérémonie: «révélation internationale de l'année», «artiste féminine internationale de l'année» et «meilleur album». Début février, elle avait déjà remporté deux Grammy Awards. Avant cela, c'est aux MTV Video Music Awards que la princesse de la pop s'intronisait reine.

Si certains critiques musicaux avaient vite fait de la décrier à ses débuts, ils sont peu nombreux aujourd'hui à ne pas s'incliner devant «la Madonna du XXIe siècle», comme la surnomme la presse américaine. Numéro un des téléchargements de musique en ligne, Lady Gaga a été écoutée 321,5 millions de fois rien que sur MySpace en 2009. A titre de comparaison, Susan Boyle, dont l'album a aussi remporté un franc succès, n'a été écoutée «que» 133'000 fois sur ce même site.

Il n'aura fallu que quinze mois, depuis la sortie de «The Fame», pour que les plus grands s'arrachent Lady Gaga, alias Stefani Joanne Angelina Germanotta. Elton John a chanté avec elle, Quincy Jones la réclamait pour le remake de «We are the World», invitation qu'elle a déclinée, faute de temps. Même Michael Jackson était fan et l'avait invitée à se produire avec lui pour ses concerts à Londres.

Face à ce succès fulgurant, Lady Gaga garde la tête froide. A croire qu'elle est la seule à ne pas s'en étonner: «J'ai toujours voulu devenir une star. Je savais que je serais célèbre. C'est dans ma chair, c'est dans mes os. J'ai fait tellement de sacrifices, j'ai saigné.»

Il y a un an, dans une interview, elle s'étonnait encore de voir des fans camper, dans l'espoir de la rencontrer, devant le Hallenstadion de Zurich, où elle assurait la première partie des Pussycat Dolls. Aujourd'hui, chacune de ses apparitions provoque une émeute. Fini les premières parties: sa tournée mondiale se jouera presque à guichets fermés. «Je n'ai pas peur de la célébrité. Je me fiche des libertés que les gens normaux rêvent d'avoir. Je me fiche d'aller à la boucherie ou d'aller en boîte et d'être photographiée ivre. Je ne fais pas ces choses. Je ne fais que travailler. Je vis de ma musique. Alors, si je dois renoncer à la boucherie ou au shopping, ça m'est égal.»

Mais, s'il y a une chose que la New-Yorkaise ne supporte pas, c'est qu'on mette son talent en doute. «Certains se demandent si ma musique est valable. Oui, elle l'est. J'ai fait un superalbum. On peut discuter des heures du niveau artistique de mon disque, mais la vérité, c'est que mes fans veulent danser sur ces rythmes incroyables.» Et d'ajouter: «Je pense qu'il faudra encore quatre chansons pour que les gens réalisent que je ne suis pas juste une nouvelle bimbo.» Qu'elle se rassure, son hommage à Alexander McQueen au piano, mardi soir sur la scène des Brit Awards, aura définitivement convaincu les réticents.

L'ancienne étudiante en art à l'Université de New York, qui gagnait jadis sa vie en écrivant pour Fergie, Akon, les Pussycat Dolls et même Britney Spears, s'est fait une place bien à elle. Et a réussi à faire oublier qu'il y a peu c'est justement en Britney Spears que Madonna croyait voir venir la relève.

lundi 15 février 2010

Google Buzz, le nouveau réseau social qui piétine sans scrupule la vie privée


Intégré à Gmail, le nouvel outil communautaire de Google permet de rester en communication beaucoup plus interactive avec ses amis. Mais question confidentialité, Buzz fait encore pire que Facebook. Voyons en détail.

En quoi cela consiste? Buzz propose de créer un profil personnel illustré, de s’abonner aux buzz d’amis, et aux connaissances de s’abonner à nos buzz. Ces buzz, ce sont des textes, nos dernières photos publiques sur Picasa ou Flickr, nos contributions sur YouTube, Twitter, ou encore n’importe quel lien Web ainsi que ses images ou vidéos.

Au moment de poster un nouveau buzz, le statut par défaut est «public», ce qui permet à tout le monde d’y avoir accès, et par extension d’exposer publiquement tous les contacts qui y répondent. Une manne pour les spammeurs! On peut bien sûr choisir un statut «privé» qui limite la publication aux personnes de son choix. Mais il faut le faire volontairement. Et une fois le buzz publié, le statut ne peut plus être modifié. Peu de contrôle sur les abonnés. N’importe qui peut s’abonner à nos buzz sans qu’on ait à l’autoriser. On peut voir après coup qui s’est abonné et éventuellement l’éliminer. Ce qui sème la confusion est la case (dans les options du profil) «afficher la liste des personnes pour lesquelles je suis abonné et celles qui sont abonnées à mes mises à jour». Elle est cochée d’office et cela semble logique, justement pour bloquer des intrus. Or cette option permet surtout à toute la planète de voir qui sont nos contacts. Il vaut mieux la décocher. Et l’on continue à voir, seul, ses abonnés et abonnements.

Plus ennuyeux: si l’on a rempli son nouveau profil avec nom complet, photo, adresse, et autres indications personnelles comme on y est invité, le monde entier y a accès. Et cela inclut l’adresse e-mail complète qui est intégrée dans l’adresse Web créée automatiquement avec le profil. On peut heureusement corriger cet excès d’exposition après coup (dans options du profil).

Buzz fait encore plus fort dans l’indiscrétion lorsqu’il s’agit des téléphones mobiles. La fonction est d’ores et déjà active lorsqu’un smartphone (Android ou iPhone) se connecte à Google. Pour l’iPhone, l’application demande l’autorisation de localiser l’appareil. Elle positionne alors avec précision l’utilisateur (avec son nom) sur la carte. Mais au lieu de juste mentionner le nom de la rue, elle propose de choisir à la place un lieu public proche (un Starbucks, une Migros, un hôtel, etc.). Et de là on peut buzzer. En affichant la carte géographique, on peut aussi voir tous les buzzeurs qui ont déposé un message dans cette zone. N’importe qui peut ainsi savoir qui a écrit quoi, à quel moment et à quel endroit! Question confidentialité, on est gâté. Google, qui n’aime pas être critiqué, a déjà commencé à rectifier le tir...

dimanche 14 février 2010

Les tout derniers secrets de Bambi


N'en déplaise à ses détracteurs, Michael Jackson souffrait bien de dépigmentation incurable et ne portait pas de prothèse nasale.

Etat de santé général: bon. Corpulence: mince. Etat du coeur, du foie, des reins: rien à signaler. Le rapport d'autopsie de Michael Jackson, rendu public après l'ouverture de la procédure pour homicide involontaire contre le Dr Conrad Murray lundi, vient confirmer que rien, si ce n'est l'injection de l'anesthésiant Propofol, n'aurait pu entraîner le décès brutal du King of Pop le 25 juin 2009.

Mais au-delà du détail des médicaments absorbés par la star - anesthésiants, calmants, stimulants, sédatifs, Valium - le rapport réhabilite, un peu tard, l'image de l'homme trop souvent cible des moqueries.

Peau Tous les médecins ayant signé les différentes parties du rapport d'autopsie confirment que Michael Jackson souffrait de vitiligo, une maladie qui dépigmente la peau. Son corps était presque dépourvu de mélanine. En 1993, la star avait annoncé publiquement qu'elle souffrait de ce mal, la contraignant à se maquiller et à dépigmenter la peau encore saine. Le monde entier s'était moqué de lui, l'accusant de vouloir renier ses origines.

Tête Michael Jackson portait un petit sparadrap sur le bout du nez, précise le rapport. Mais il était entier, contrairement aux rumeurs qui parlaient de prothèse. L'avant de son crâne, frappé d'un début de calvitie, était tatoué en noir, sous une perruque. Ses cheveux naturels étaient encore noirs. Ils étaient coupés court et frisés. Les médecins ont encore prélevé des cheveux à la morgue le 6 août 2009. Michael Jackson avait subi un lifting à en croire les deux cicatrices derrière les oreilles. Ses sourcils et ses lèvres étaient tatoués. Son cerveau de 1380 grammes a été retiré pour l'autopsie, placé dans la formaline puis découpé en tranches pour être analysé.

Torse Le rapport détaille les tentatives de réanimation. Résultat: le sternum était brisé, les 4e et 5e côtes droites et les 3e et 5e gauches également. Une hémorragie dans les poumons et dans l'estomac en a résulté. «La présence de sang ne prouve pas qu'ils ont réussi à le réanimer à un moment donné. Sous la pression, le sang est sorti des vaisseaux. Mais il était probablement déjà mort chez lui», explique le Pr Thomas Krompecher, ancien chef de l'unité de pathologie forensique du CHUV.

Bras Le corps portait des marques de piqûres sur les bras, le cou, les chevilles et les mollets. Certaines sont dues à l'intervention des secouristes.

Ventre Au cours de l'examen, les médecins légistes ont découvert un adénome tubulaire (polype) dans le côlon de la star. La tumeur était bénigne.

Parties génitales Le rapport confirme que Michael Jackson n'était pas circoncis. Le détail a son importance: en 1993, Jordan Chandler, 13 ans à l'époque, avait accusé Bambi d'attouchements sexuels. Il avait décrit son pénis à la police, jurant qu'il était circoncis. Les autorités avaient photographié le sexe de la star et indiqué que la description ne collait pas avec le témoignage du garçon. Cet épisode est d'ailleurs relaté dans «Michael Jackson: The Magic and The Madness» de Randy Taraborrelli. Mais ayant signé un arrangement avec la famille pour éviter un long procès, Michael Jackson n'avait plus le droit de mentionner les détails de l'affaire en public. Du coup, le rapport d'autopsie parle à sa place: Jordan Chandler n'avait pas réussi à décrire le sexe de son présumé agresseur qu'il disait avoir vu à maintes reprises.

L'examen médico-légal révèle également que la prostatTre de Michael Jackson était agrandie, sans pour autant déceler de traces de cancer. Ses testicules produisaient du sperme de façon normale. Cheville gauche C'est là que le Propofol a été injecté. Le rapport admet que Michael Jackson aurait pu se l'injecter lui-même même s'il souligne que c'est peu probable. Les conclusions des légistes sont sans équivoque: homicide.

Bas du dos, jambes et doigts Le chanteur souffrait d'arthrose à un stade précoce aux lombaires, dans les deux jambes, à l'index droit, aux majeurs et à l'auriculaire gauche.

Dents La star, trouvée chez elle en asystolie par les secouristes, a été identifiée par sa soeur LaToya, selon le certificat de décès. Mais Jackson a également été identifié grâce à ses dents et par comparaison avec la photo de son permis de conduire, expliquent les légistes. «D'habitude, si un membre de la famille identifie un cadavre non défiguré, cela suffit. En prenant toutes ses précautions, ils ont sans doute voulu éviter l'«effet Elvis». Beaucoup de gens croient que Michael Jackson n'est pas réellement mort. Depuis Jésus, l'homme n'a jamais réussi à accepter que les gens charismatiques disparaissent. Les fans de Michael Jackson croient à un complot», explique Thomas Krompecher. Et de sourire: «Après la mort d'Elvis, je buvais une bière avec un collègue aux Etats-Unis. Je lui ai demandé pour rire s'il était vraiment mort. Il m'a dit: «Je peux jurer qu'il est mort! Je l'ai autopsié!»