jeudi 24 septembre 2009

Un film sur le phénomène Facebook


Justin Timberlake, 28 ans, jouera le rôle de Sean Parker, premier président de Facebook et cofondateur de la plate-forme de téléchargement Napster.

Le film, intitulé "The Social Network" (Le Réseau social), sera dirigé par David Fincher, à qui l'on doit notamment "Seven", "Fight Club", "Zodiac" ou "L'Etrange histoire de Benjamin Button".

L'acteur américain Jesse Eisenberg, que l'on verra prochainement en France dans "Bienvenue à Zombieland", interprètera le rôle du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, précise Variety.

Facebook, créé dans une chambre d'étudiant de Harvard en 2004, revendique aujourd'hui plus de 300 millions d'utilisateurs.

Alcooliques pas anonymes


L’alcoolisme des stars finit toujours par être médiatisé. Du coup, beaucoup osent s’ouvrir et racontent l’enfer de l’alcool et leur combat pour s’en sortir

D'abord, il s'agissait d'une blessure à l'oeil. Puis d'un simple problème d'équilibre. Ensuite d'un malaise. A chaque fois que David Hasselhoff est conduit aux urgences, il a une bonne excuse. Ce week-end, selon lui, c'est une petite otite qui aurait nécessité son transport en ambulance.

A d'autres. Car ses proches ne le couvrent plus: l'acteur avait perdu connaissance, ivre mort, déclarent-ils. Et depuis que sa fille avait diffusé en 2007 une vidéo le montrant complètement saoul, il avait dû se résoudre à l'admettre: il est alcoolique. Dépendance avouée à moitié soignée? L'acteur avait alors décidé de se prendre en main et était entré en cure.

Malheureusement, il a rechuté. Pour le pire. Son alcoolisme a fini par briser son mariage avec Pamela Bach après seize ans de vie commune. «Je mentais pour lui quand il était en retard sur le tournage d'«Alerte à Malibu» ou qu'il manquait carrément le travail», confie-t-elle. Tant et si bien que, durant des années, personne ne se doutait que le beau gosse en maillot rouge luttait contre ce démon. Aujourd'hui, sa carrière est au point mort. «On ne m'a même pas offert un rôle, même pas une figuration dans le remake de ma série «K2000», avoue-t-il. J'étais très vexé.»

Si la «sex, drug and rock'n'roll» attitude a toujours le vent en poupe chez les Amy Winehouse, Pete Doherty et autres Lily Allen, au cinéma, dépendance et carrière ne font pas bon ménage. Depuis sa cure de désintoxication, Kirsten Dunst, 27 ans, qui s'est remise à boire, ne se voit plus offrir de rôles. Son seul projet pour l'instant: le quatrième volet de «Spider-Man», prévu pour 2011. Quant à Mel Gibson, son arrestation ivre au volant en 2006 et les injures antisémites qu'il avait proférées ont fait chuter sa cote. Beaucoup citent l'argent qui coule à flots, les soirées arrosées, les galas comme facteurs déclencheurs. L'acteur François Cluzet, qui a surmonté son alcoolisme il y a huit ans, admet cette difficulté supplémentaire: «On fait un métier très mondain. Où que vous alliez, on vous propose un verre. Sur un tournage, il y a toujours quelque chose à fêter: le pot de la déco, le pot de départ, le pot de fin de journée...» Des mondanités dévastatrices pour Drew Barrymore, devenue star à 6 ans grâce à son rôle dans «E.T.» Elle boit à 9 ans, se drogue à 12 et fait plusieurs cures de désintoxication avant son 14e anniversaire. Hors normes? Certes. Mais autour de la fillette rien n'était normal: elle dîne chez les Reagan, Madonna lui chante «Happy Birth day» et ce sont exclusivement ses cachets qui font vivre son père alcoolique et sa mère. De quoi perdre ses repères. L'enfer dans lequel l'enfant est entrée lui collera à la peau près de quinze ans, faisant échouer ses relations: son premier mariage, à 19 ans, dure vingt-neuf jours. Le second, cent vingt jours. Aujourd'hui, à 34 ans, l'actrice abstinente veut servir d'exemple: «J'ai choisi le bonheur. J'aimerais mettre les jeunes en garde contre l'alcool. Si vous ne vous reprenez pas en main, personne ne le fera à votre place.»

Mel Gibson «J'ai lutté contre l'alcoolisme durant toute ma vie d'adulte», révèle-t-il dans une émission en 2006 où il présente ses excuses pour avoir proféré des injures antisémites, tenté de frapper les agents et d'uriner sur le sol lors de son arrestation pour conduite en état d'ivresse.

David Hasselhoff A 57 ans, l'acteur sur le déclin boit depuis plus de vingt ans. En 2007, il avait eu le déclic grâce à la vidéo diffusée par sa fille sur Internet. Malgré ses rechutes, il se rend encore aux Alcooliques anonymes: «Nous essayons tous de rester en vie.» Ron Wood Le guitariste des Rolling Stones n'avait pas passé la visite médicale des assureurs de la tournée du groupe en 2002: il buvait sept fois la dose d'alcool tolérée par semaine. Pour remonter sur scène, il avait suivi une cure de plusieurs mois. Nouvelle cure en août 2008 pour celui qui buvait à nouveau deux bouteilles de vodka par jour. Depuis, il aurait rechuté et pourrait être exclu de la prochaine tournée s'il ne se soigne pas rapidement.

Drew Barrymore La star de «E.T.» n'a que 9 ans lorsqu'elle commence à boire. «J'ai été célèbre trop tôt. J'avais le droit de tout faire», regrette l'actrice qui avait été émancipée par un juge à 15 ans. Elle avait raconté son calvaire dans son autobiographie, «Petite fille perdue». Aujourd'hui abstinente, on la voit une bière à la main pour les besoins d'un film.

Kirsten Dunst Derrière les paillettes, tout n'est pas rose. «Nous sommes autant en proie à la dépression que les autres», regrette l'actrice qui vient de replonger.

Tara Reid Shocking au pays de l'Oncle Sam: après quelques verres, l'actrice avait une fâcheuse tendance à dévoiler ses charmes. Aujourd'hui, elle semble être sortie gagnante de sa première cure.


mercredi 16 septembre 2009

Sa dernière danse


Patrick Swayze a perdu son combat contre le cancer du pancréas qui le rongeait depuis presque deux ans. L’acteur de «Ghost» et de «Dirty Dancing» s’est éteint lundi, à l’âge de 57 ans.

«J’attends un miracle», déclarait Patrick Swayze, atteint d’un cancer du pancréas, lors de sa dernière interview télévisée en janvier dernier. La chimiothérapie ne pouvait déjà plus rien pour lui: son cancer inopérable s’était étendu au foie et aux poumons. «J’espère vivre assez longtemps pour qu’on trouve un remède», rêvait-il malgré tout. Mais le miracle n’est pas arrivé: la mort l’a emporté lundi. Il avait 57 ans.

Sa maladie, diagnostiquée en janvier 2008, lui avait d’emblée laissé peu d’espoir. «Vivre encore cinq ans serait incroyable. Mais deux ans me semblent plus réalistes à en croire les statistiques.» Patrick Swayze refusait de se laisser abattre et tournait encore dans la série «The Beast»: «Je ne vais pas essayer tous les traitements expérimentaux qu’on me propose. Si je passe tellement de temps à déjouer la mort, je risque juste de gaspiller le peu de temps qu’il me reste.»

Voilà qui était le maître mot de l’acteur, fils d’un ingénieur et d’une chorégraphe, qui avait débuté en tant que danseur avec sa mère. C’est dans son cours, qu’il avait rencontré sa future épouse, Lisa Niemi, en 1972. Elle avait 15 ans, il en avait 20. Ils se marient trois ans plus tard. Blessé lors d’une partie de football, Patrick Swayze doit abandonner la danse et se tourne alors vers le cinéma. Le jeune couple tente sa chance à New York. C’est la galère. Ils vivent dans une pièce avec neuf autres personnes et ne mangent que des sandwichs au beurre de cacahuète. Mais le comédien s’accroche. «J’ai la chance d’avoir Lisa qui a toujours cru que je pouvais décrocher la lune. Alors que moi, je n’y croyais pas.»

Pourtant après plusieurs petits rôles dans des comédies musicales, Patrick Swayze décroche bel et bien la lune. En 1983, il joue dans «Outsiders» aux côtés d’autres débutants prometteurs: Tom Cruise et Matt Dillon. Le jeune homme traîne un lourd secret: il est alcoolique et touche volontiers à la drogue. Malgré ses addictions, les contrats s’enchaînent. Il joue notamment dans la série «Nord et Sud» en 1985. Mais c’est avec «Dirty Dancing» en 1987 qu’il crève enfin l’écran.

Il cartonne encore dans «Ghost» et «Point Break». Avec «La cité de la joie» en 1992, l’acteur veut définitivement casser son image de play-boy romantique qu’il exècre. Or, en se cantonnant à des rôles moins séduisants, il disparaît presque des écrans. Côté vie privée, ce n’est guère mieux: les drames s’enchaînent. Lisa Niemi perd leur bébé et ne parviendra plus à tomber enceinte. Puis la sœur de Patrick Swayze se suicide en 1994. C’est l’électrochoc: l’acteur, noyé dans l’alcool, veut s’en sortir et suit une cure de désintoxication.

Guéri, il s’installe dans son ranch californien avec son éternelle alliée, Lisa, loin des tourments hollywoodiens. C’est sous sa direction qu’il jouera dans «One Last Dance» en 2003. Si les grands rôles ne viennent plus à lui, sa vie ressemble néanmoins à un script: en 1997, encerclé par un feu de forêt, il est sauvé de justesse. Puis un grave accident sur un tournage lui vaudra une dizaine d’opérations à une jambe. En 2000, il s’écrase avec son jet privé mais s’en sort indemne! Lundi, chez lui, c’est la mort qui a eu la dernière réplique.


1987: Les talents de danseur de Patrick Swayze lui avaient permis de jouer dans «Dirty Dancing» avec Jennifer Grey. Il interprétait la chanson-titre, «She’s Like the Wind», qu’il avait coécrite en s’inspirant de son épouse, Lisa Niemi.
1990: Demi Moore a rendu hommage à son partenaire dans «Ghost» sur Twitter, en citant une réplique du film: «Tu es aimé par tant de gens. Ta lumière brillera à jamais. L’amour en toi, tu l’apportes avec toi. Tu vas me manquer.»
1991: Fatigué de son image de play-boy sans relief qui plaisait tant à son public, Patrick Swayze, braqueur de banque dans «Point Break» aux côtés de Keanu Reeves, se délecte à jouer les mauvais garçons.


mardi 15 septembre 2009

Patrick Swayze emporté par le cancer


L'acteur américain Patrick Swayze est mort hier à 57 ans des suites d'un cancer du pancréas. Il avait gagné la célébrité avec une poignée de films à succès au tournant des années 80 et 90.

L'acteur, né en 1952, n'avait plus connu de véritable succès depuis "Point Break" (1991), sous la direction de Kathryn Bigelow. Mais il semblait devoir bénéficier à jamais du statut de sex-symbol acquis grâce à l'énorme succès de "Dirty Dancing", sorti sur les écrans en 1987.

Dans ce film d'Emile Ardolino, Patrick Swayze, corps sculptural et mâchoire carrée, endossait le rôle d'un professeur de danse. Il y faisait montre de son talent d'acteur, mais aussi de danseur et de compositeur. Il est l'auteur du tube du film, "She's like the wind".

C'est d'ailleurs par la danse que Patrick Swayze était entré dans le monde du spectacle. Fils d'une chorégraphe et d'un dessinateur industriel, il avait quitté en 1972 son Texas natal pour New York, où il prit des cours de danse dans les écoles des prestigieux ballets Harkness et Joffrey.

Il s'orienta ensuite vers la comédie et débuta sur le grand écran en 1979 dans "Skatetown, USA", un film musical dans la veine de "Saturday night fever". Après des années de séries télévisées et de téléfilms, "Dirty Dancing" lui apporte une gloire instantanée.

Ce succès devait se confirmer par son rôle dans "Ghost" (Jerry Zucker, 1990). Il y donne la réplique à Demi Moore et Whoopi Goldberg et joue la victime d'un meurtre qui revient hanter sa petite amie.

L'année suivante, le magazine People en fait l'"Homme vivant le plus sexy" et dans "Point Break", il donne la réplique à un petit nouveau qui ne tardera pas à faire parler de lui, Keanu Reeves.

En 1992, il s'illustre dans un rôle plus dramatique dans "La Cité de la joie", de Roland Joffé. Il y interprète un médecin américain désabusé parti combattre ses démons personnels à Calcutta, en Inde.

Si sa carrière, marquée par trois nominations aux Golden Globe, ne retrouve plus les sommets du sommets du box-office, il continue néanmoins à travailler régulièrement. Il a même donné la réplique à Jake et Maggie Gyllenhaal dans le film culte "Donnie Darko" en 2001.

Il cultive par ailleurs une image de garçon sage, pour le moins inhabituelle à Hollywood. Tout juste concédera-t-il avoir eu quelques problèmes d'alcool, mais rien ne semblait pouvoir entâcher sa réputation.

Sa vie sentimentale faisait elle aussi figure d'exception. L'acteur s'était en effet marié en 1975 avec son amour de jeunesse, Lisa Niemi, qui l'a accompagné jusqu'à sa mort. Le couple n'avait pas d'enfants.

C'est sa maladie qui avait ramené Patrick Swayze sur le devant de la scène. Après avoir maintenu son cancer du pancréas secret pendant plusieurs mois, les rumeurs sur sa mort imminente l'avaient obligé à le rendre public en mars 2008.

Dans un entretien à la chaîne ABC, en janvier 2009, il était apparu très amaigri et fatigué, mais s'était montré extrêmemement combattif. Dans les mois qui ont suivi, il avait dû démentir à plusieurs reprises les rumeurs annonçant sa mort.

Le gouverneur de Californie, l'ancien acteur Arnold Schwarzenegger, a rendu hommage à l'acteur, "un artiste talentueux et passionné". "Il a joué un large éventail de personnages, sur scène et au cinéma, réussissant à faire croire que le difficile métier d'acteur était simple. Je sais par expérience qu'il n'en est rien".

Bienvenue dans la coupe des riches


L'UEFA se frotte les mains. La Ligue des champions 2009-2010 va battre des records. Le premier sera financier. La compétiton va rapporter 1 milliard 90 millions d'euros dans les caisses de l'organisation européenne. Alors que tout le monde du football parle de dérive, de possibles banqueroutes, alors qu'on réfléchit au principe de fair-play financier en ce moment même dans les locaux de l'UEFA, la Ligue des champions va rapporter 20% d'argent de plus que l'année dernière. Organisée chaque année, cette compétition est de loin la plus lucrative du monde.

Pour les clubs, ce sera également le jackpot. Le vainqueur de cette édition devrait empocher plus de 60 millions d'euros. Chaque club participant à la compétition touche automatiquement 3,8 millions d'euros, plus 550 000 euros pour chaque partie disputée. À cela, il faut rajouter 800 000 euros en cas de victoires, 400 000 euros pour un match nul. Une fois la phase de poules passée, les bonus ne cessent de croitre. Trois millions d'euros sont reversés aux équipes disputant un huitième de finale. Puis les équipes récoltent 3,3 millions d'euros pour un quart de finale, 4 millions pour une demi-finale. Enfin, le vainqueur gagne un bonus de 9 millions d'euros.

En plus des primes par match, il faut rajouter les revenus issus du marketing. Les clubs sont rétribués en fonction de leur exposition médiatique et de leur succés. Au total, depuis 1993, date du passage de la Coupe des champions à la Ligue des champions, 5 milliards 392 millions d'euros ont été distribués aux clubs européens.

Une enquête signée StageUp a révélé que depuis six ans, Chelsea est l'équipe qui a le plus profité de l'argent de la Ligue des champions. Les Blues ont empoché 184 millions d'euros. Dans ce classement, Barcelone n'est pas devant malgré ces deux victoires en 2006 et 2009. Mais depuis 6 ans, 10 clubs espagnols ont participé à la Ligue des champions. Les revenus des droits télés et marketing sont donc moindre car divisés et dilués. Les grands clubs ont tout intérêt à ce qu'il n'y est pas de petit nouveau en Ligue des champions.

lundi 14 septembre 2009

Hommage à Michael Jackson aux MTV VMA 2009



Les MTV Video Music Awards 2009 à New York ont permis à la Reine de la Pop Madonna de rendre un vibrant hommage au Roi de la Pop Michael Jackson, moins de trois mois après sa mort inattendue. Au « Radio City Music Hall » de New York le 13 septembre 2009, c'est avec beaucoup d'émotions que la chanteuse américaine Madonna s'est exprimée sur la singularité du King of Pop Michael Jackson, « l'un des plus grands talents que le monde ait connu » selon elle. Dans le cadre de la 26ème cérémonie des MTV Video Music Awards, la star américaine Madonna a fait l'éloge du Roi de la Pop Michael Jackson et de son immortel talent, et a en parallèle souligné que« beaucoup d'entre nous lui avaient tourné le dos ».« Nous l'avons abandonné et avons en quelque sorte permis que cette créature magnifique qui a mis le feu au monde glisse vers l'oubli », a courageusement reconnu la Reine de la Pop Madonna, lors des MTV Video Music Awards 2009. « Longue vie au King ! », tels ont été les derniers mots exprimés par la chanteuse américaine Madonna, rapportée par l'AFP. Une longue vie qui va d'ailleurs se poursuivre de fort belle manière pour l'immortel Roi de la Pop Michael Jackson avec « This Is It », un premier film à titre posthume de cinquante millions de dollars, dont le teaser officiel fait la une de l'actualité au lendemain de la 26ème cérémonie new-yorkaise des MTV Video Music Awards. Lors de celle-ci, la bande-annonce de « This Is It » a d'ailleurs été dévoilée pour la première fois, en exclusivité mondiale. Au « Radio City Music Hall » de New York le 13 septembre 2009, les MTV Video Music Awards ont rassemblé bien d'autres stars mondiales comme Alicia Keys, Jay-Z, Lady Gaga et Britney Spears, sans omettre la soeur de Michael Jackson, Janet Jackson, en plus de la Reine de la Pop.

Côté récompenses des MTV Video Music Awards 2009, au « Radio City Music Hall » de New York, Beyoncé a décroché la « vidéo de l'année » avec le clip de son « Single Ladies (Put A Ring On It) ». La star américaine Lady Gaga, quant à elle, a été certifiée « meilleure nouvelle artiste » avec le clip planétaire de « Poker Face ». La « meilleure vidéo rap » a été remise au MC de Detroit Eminem pour le clip de « We Made You », la « meilleure vidéo pop » à Britney Spears pour le clip du hit mondial « Womanizer » et la « meilleure vidéo rock » à Green Day pour le clip survolté de « 21 Guns ». Enfin, la « meilleure vidéo d'un artiste masculin » a été attribuée à T.I. pour le clip de « Live Your Live » en duo avec la star caribéenne Rihanna. Et la « meilleure vidéo d'une artiste féminine » a été décernée à Taylor Swift pour le clip de « You Belong With Me ».

mardi 8 septembre 2009

Ils n'ont qu'un seul objectif: mourir


Ultraviolents, jeunes et tatoués, ils sèment la terreur au Salvador. Christian Poveda a voulu voir ce qui se cachait derrière cette image sanguinaire et brutale. Il a découvert la «solitude absolue» qui hante les membres des maras, ces gangs qui se livrent au trafic de drogue et au racket aux Etats-Unis et en Amérique centrale. Il a aussi rencontré la Grande Faucheuse. Jeudi dernier, il a été abattu de quatre balles dans la tête dans sa voiture à Tonacatepeque. Selon la police, il revenait d'un tournage dans la banlieue La Campanera, contrôlée par les gangs.

Le reporter français d'origine espagnole vivait au Salvador. Il venait de terminer «La Vida Loca», un documentaire sur la vie des membres de la Mara 18. La Mara 18 est un des deux principaux gangs du pays avec la Mara Salvatrucha. Les deux organisations, qui comptent en tout 15 000 membres, se livrent une guerre sans merci. «Elles ont chacune leur langage codé, leurs rites et leurs tatouages et se haïssent cordialement, expliquait le journaliste dans une interview. Aucun différend idéologique ou religieux n'explique cette lutte à mort dont l'origine, perdue dans les bas-fonds des barrios hispaniques de Los Angeles, est oubliée de tous.»

La police a arrêté un membre de la Mara 18, El Puma, suspecté d'avoir assassiné le documentariste, avant de le mettre hors de cause. Pour les enquêteurs, il est toutefois possible qu'un lien entre le film et le meurtre existe. Ils pensent que des membres de la mara pourraient avoir réclamé de l'argent pour leur participation au tournage. Christian Poveda, lui, n'avait qu'un souhait: «Nous devons comprendre pourquoi un enfant de 12 ou 13 ans rejoint un gang et donne sa vie pour lui.

DE QUOI ON PARLE?

Gangsters Ils sont 120 000 entre les Etats-Unis et l'Amérique centrale. Ils s'adonnent au trafic de drogue et au racket et se livrent une guerre sans merci. Un reporter français les a suivis pendant seize mois dans une banlieue de San Salvador. Il en a tiré un documentaire poignant et effrayant (photo). Et il l'a payé de sa vie.


Gangs nés aux états-unis

Une guerre pour une femme

Des dizaines de milliers de Salvadoriens se sont réfugiés aux Etats-Unis dans les années 1980, en raison de la guerre qui sévissait chez eux. Rapidement, certains se sont regroupés pour se défendre face aux gangs latinos qui imposaient leur loi. Ils ont créé les maras, ce qui en argot salvadorien signifie groupe ou bande. Le mot peut aussi être l'abréviation de marabunta, une fourmi carnivore d'Amazonie. Ces gangs ont connu une extension rapide. Ils comptent aujourd'hui quelque 50 000 membres aux Etats-Unis, 35 000 au Honduras, 15 000 au Salvador et autant au Guatemala. S'ils ont envahi l'Amérique centrale, c'est en raison des expulsions massives de clandestins orchestrées par les Etats-Unis à la fin de la guerre au Salvador, en 1992.

Plusieurs théories tentent d'expliquer la guerre sanguinaire qui oppose la Mara 18 à la Mara Salvatrucha, qui a fait 3750 morts l'an dernier. La plus romancée fait état d'une querelle qui aurait éclaté entre deux chefs pour les beaux yeux d'une demoiselle. Ce conflit aurait provoqué la scission du gang et créé une plaie qui n'est pas près de se refermer.

Un bébé de Jude Law, ça vous dirait?


Avoir un enfant, c'est merveilleux. Mais avoir un enfant qui ressemble à Jude Law, à Ben Affleck ou à Daniel Radcliffe, c'est encore mieux, non?

Voilà en tout cas ce que voudrait vous faire croire la principale banque de sperme des Etats-Unis, California Cryobank (CCB), qui propose depuis peu aux futurs parents de sélectionner un donneur en fonction de sa ressemblance avec une star. Le service «Donor Look-A-Likes» est ainsi offert gratuitement sur son site Web.

Admettons que vous vouliez un bébé ressemblant à Jude Law. Il vous suffit de sélectionner le nom de l'acteur britannique dans le menu déroulant des stars répertoriées par «CCB Donor Look-A-Likes» puis de cliquer sur «rechercher». Le moteur vous redirige alors vers les fiches individuelles de trois donneurs de sperme correspondant «à 100%» au profil...

Mais, étant donné qu'aucune photo de donneur n'est affichée sur le site, on peut se demander qui donc juge de la ressemblance. Il faut, apparemment, s'en remettre à l'équipe hautement qualifiée de l'organisation, qui recherche des équivalences sur le Web en se focalisant sur la taille, le poids, la couleur des yeux et des cheveux... Si tel est le cas, qui peut expliquer comment le donneur 11349, «brun aux yeux bleus d'origine mexicaine», peut être considéré comme un sosie «parfait» de Jude Law?

Souhaitez, par ailleurs, que votre nom ne produise aucun résultat d'images sur Google, car l'organisation retient, pour sa banque de sosies, «quiconque est suffisamment connu pour figurer sur la Toile...» Un bébé qui vous ressemble, ça vous dit?

lundi 7 septembre 2009

30 mètres sous les mers


Jacques Rougerie est un Jules Verne des temps modernes. L'architecte et océanographe français n'en est pas à son premier projet de vie dans l'océan. Après des maisons sous l'eau, le voilà reparti avec une réalisation pharaonique: le «Sea Orbiter». Un vaisseau élancé, un arc de 51 mètres, dont 30 immergés en permanence.

Lorsqu'on voyage sur l'image interactive, on pourrait craindre que ce projet ne reste confiné à la virtualité d'Internet, comme l'étaient les folles machines du romancier du XIXe. Et pourtant, cette station qui voguera au gré des courants, risque bien de devenir une réalité d'ici à 2011. Le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, lui accorde son soutien: «C'est comme une station orbitale pour explorer l'espace, mais en mer», s'est-il enflammé. Le président Sarkozy lui a aussi confirmé son intérêt. Le mois prochain, les appels d'offres seront lancés pour le «Sea Orbiter», d'un coût estimé à 35 millions d'euros.

C'est au bord du lac Léman que l'idée à germé dans l'esprit bouillonnant de Jacques Rougerie: «Il y a dix ans, presque jour pour jour. Nous étions au bord du lac avec Jacques Piccard et rêvions d'un engin capable de suivre le Gulf Stream.» Aujourd'hui, tout est prêt pour la construction. Le plus grand laboratoire européen de simulation en Norvège vient de valider sa stabilité: même une mer déchaînée ne pourra troubler son balancement. Après des essais en mer Méditerranée, c'est bel et bien le long du Gulf Stream, ce courant marin qui part de la Floride et traverse l'Atlantique Nord, que le vaisseau dérivera.

Un vaisseau qui permettra avant tout de vivre en immersion totale pendant des mois d'affilée. Sur les 9 niveaux, 5 sont sous la mer dont 2 en saturation pressurisée. «Aujourd'hui, on ne peut rester que quelques heures sous la mer. Nous, nous y serons en permanence!» s'enthousiasme l'inventeur, qui compte bien faire partie des «aquanautes». Ce module pressurisé pourrait aussi permettre aux astronautes de s'entraîner.

Le but de l'entreprise: mieux connaître l'univers marin. Car, comme le relève Pierre Chevaldonné, du Centre d'océanographie de Marseille, «on connaît mieux la surface de la Lune ou de Mars que celle des fonds marins». En dérivant, le «Sea Orbiter» récoltera nombre de données. Des capteurs répartis sur toute la longueur mesureront les variations de températures. Les liens entre effets de serre et océans pourront être mieux compris. Et enfin, la vie aquatique pourra être observée 24 heures sur 24.

Martine Rebetez, climatologue à l'institut fédéral WSL, ne doute pas que des données très intéressantes en ressortiront. «Cela permettra de voir dans quelle mesure la température des océans augmente. On a déjà quelques données, mais on ne connaît de loin pas tout.» Souvent, la connaissance s'arrête aux premiers mètres sous l'eau, explique la chercheuse. Quant aux courants marins, il reste encore beaucoup à découvrir.

Autre grande interrogation à laquelle «Sea Orbiter» compte répondre: l'absorption des émissions carbone par les océans. «Si beaucoup de CO2 est absorbé par les forêts, plus encore l'est par les océans. Mais on ne sait pas exactement dans quelle proportion, ni s'il y a des lieux où c'est mieux absorbé que d'autres», précise la climatologue.

Quant à l'observation de la faune marine, là aussi, des découvertes sont potentielles. «Peut-être pas directement sur les mouvements des mammifères ou des gros poissons, qui sont très rapides. Mais le plancton et tous les petits organismes soumis aux courants», précise Vincent Ridoux, professeur au Centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle. Lui aussi avoue être très curieux de la mise à l'eau de l'engin. «Je ne sais pas exactement quoi en attendre. Mais certainement que l'on pourra voir des choses surprenantes, car nous n'avons pas l'habitude de ce genre d'explorations.»

dimanche 6 septembre 2009

Berlusconi prêt à vendre le Milan AC à Kadhafi?


Le Premier ministre italien aurait sondé le président libyen pour une éventuelle vente du club lombard.

L’information va sûrement faire jaser dans les jours à venir. Selon le quotidien italien La Repubblica, Silvio Berlusconi aurait décidé de vendre le Milan AC à Mouammar Kadhafi! Pointé du doigt par les tifosi depuis la vente de Kaka au Real Madrid et lassé par les résultats décevants du club de son cœur (défait 0-4 par le rival interiste le week-end dernier), le propriétaire rossonero songerait donc à s’en séparer.

Point de départ de la rumeur, la récente visite du leader politique italien à Tripoli pour fêter l’anniversaire du traité signé l’an passé pour officialiser la fin des désaccords entre les deux pays. Berlusconi aurait ainsi profité de l’occasion pour proposer au président libyen de lui vendre son jouet préféré. Prix de l’opération? Environ 800 millions d’euros selon les médias transalpins.

Iil est fortement envisageable que Kadhafi soit intéressé par l’investissement proposé. Pour rappel, Al-Saadi Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, avait évolué en Serie A grâce aux relations de son père voilà quelques années. Sous contrat à Pérouse, il avait même été contrôlé positif à la nandrolone en octobre 2003 avant d’être suspendu pour dopage. Nul doute que l’acquisition du Milan AC constituerait donc une belle revanche pour la famille Kadhafi.