lundi 7 septembre 2009

30 mètres sous les mers


Jacques Rougerie est un Jules Verne des temps modernes. L'architecte et océanographe français n'en est pas à son premier projet de vie dans l'océan. Après des maisons sous l'eau, le voilà reparti avec une réalisation pharaonique: le «Sea Orbiter». Un vaisseau élancé, un arc de 51 mètres, dont 30 immergés en permanence.

Lorsqu'on voyage sur l'image interactive, on pourrait craindre que ce projet ne reste confiné à la virtualité d'Internet, comme l'étaient les folles machines du romancier du XIXe. Et pourtant, cette station qui voguera au gré des courants, risque bien de devenir une réalité d'ici à 2011. Le ministre français de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, lui accorde son soutien: «C'est comme une station orbitale pour explorer l'espace, mais en mer», s'est-il enflammé. Le président Sarkozy lui a aussi confirmé son intérêt. Le mois prochain, les appels d'offres seront lancés pour le «Sea Orbiter», d'un coût estimé à 35 millions d'euros.

C'est au bord du lac Léman que l'idée à germé dans l'esprit bouillonnant de Jacques Rougerie: «Il y a dix ans, presque jour pour jour. Nous étions au bord du lac avec Jacques Piccard et rêvions d'un engin capable de suivre le Gulf Stream.» Aujourd'hui, tout est prêt pour la construction. Le plus grand laboratoire européen de simulation en Norvège vient de valider sa stabilité: même une mer déchaînée ne pourra troubler son balancement. Après des essais en mer Méditerranée, c'est bel et bien le long du Gulf Stream, ce courant marin qui part de la Floride et traverse l'Atlantique Nord, que le vaisseau dérivera.

Un vaisseau qui permettra avant tout de vivre en immersion totale pendant des mois d'affilée. Sur les 9 niveaux, 5 sont sous la mer dont 2 en saturation pressurisée. «Aujourd'hui, on ne peut rester que quelques heures sous la mer. Nous, nous y serons en permanence!» s'enthousiasme l'inventeur, qui compte bien faire partie des «aquanautes». Ce module pressurisé pourrait aussi permettre aux astronautes de s'entraîner.

Le but de l'entreprise: mieux connaître l'univers marin. Car, comme le relève Pierre Chevaldonné, du Centre d'océanographie de Marseille, «on connaît mieux la surface de la Lune ou de Mars que celle des fonds marins». En dérivant, le «Sea Orbiter» récoltera nombre de données. Des capteurs répartis sur toute la longueur mesureront les variations de températures. Les liens entre effets de serre et océans pourront être mieux compris. Et enfin, la vie aquatique pourra être observée 24 heures sur 24.

Martine Rebetez, climatologue à l'institut fédéral WSL, ne doute pas que des données très intéressantes en ressortiront. «Cela permettra de voir dans quelle mesure la température des océans augmente. On a déjà quelques données, mais on ne connaît de loin pas tout.» Souvent, la connaissance s'arrête aux premiers mètres sous l'eau, explique la chercheuse. Quant aux courants marins, il reste encore beaucoup à découvrir.

Autre grande interrogation à laquelle «Sea Orbiter» compte répondre: l'absorption des émissions carbone par les océans. «Si beaucoup de CO2 est absorbé par les forêts, plus encore l'est par les océans. Mais on ne sait pas exactement dans quelle proportion, ni s'il y a des lieux où c'est mieux absorbé que d'autres», précise la climatologue.

Quant à l'observation de la faune marine, là aussi, des découvertes sont potentielles. «Peut-être pas directement sur les mouvements des mammifères ou des gros poissons, qui sont très rapides. Mais le plancton et tous les petits organismes soumis aux courants», précise Vincent Ridoux, professeur au Centre de recherche sur les mammifères marins de La Rochelle. Lui aussi avoue être très curieux de la mise à l'eau de l'engin. «Je ne sais pas exactement quoi en attendre. Mais certainement que l'on pourra voir des choses surprenantes, car nous n'avons pas l'habitude de ce genre d'explorations.»

dimanche 6 septembre 2009

Berlusconi prêt à vendre le Milan AC à Kadhafi?


Le Premier ministre italien aurait sondé le président libyen pour une éventuelle vente du club lombard.

L’information va sûrement faire jaser dans les jours à venir. Selon le quotidien italien La Repubblica, Silvio Berlusconi aurait décidé de vendre le Milan AC à Mouammar Kadhafi! Pointé du doigt par les tifosi depuis la vente de Kaka au Real Madrid et lassé par les résultats décevants du club de son cœur (défait 0-4 par le rival interiste le week-end dernier), le propriétaire rossonero songerait donc à s’en séparer.

Point de départ de la rumeur, la récente visite du leader politique italien à Tripoli pour fêter l’anniversaire du traité signé l’an passé pour officialiser la fin des désaccords entre les deux pays. Berlusconi aurait ainsi profité de l’occasion pour proposer au président libyen de lui vendre son jouet préféré. Prix de l’opération? Environ 800 millions d’euros selon les médias transalpins.

Iil est fortement envisageable que Kadhafi soit intéressé par l’investissement proposé. Pour rappel, Al-Saadi Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, avait évolué en Serie A grâce aux relations de son père voilà quelques années. Sous contrat à Pérouse, il avait même été contrôlé positif à la nandrolone en octobre 2003 avant d’être suspendu pour dopage. Nul doute que l’acquisition du Milan AC constituerait donc une belle revanche pour la famille Kadhafi.

jeudi 3 septembre 2009

La Suisse doit être rayée de la carte


La Suisse doit être rayée de la carte et ses régions linguistiques réparties entre ses voisins. Mouammar Kadhafi va soumettre cette requête devant l'assemblée générale de l'ONU qui débute le 15 septembre. Il l'avait déjà formulée lors du sommet du G8 en Italie en juillet.

"La Libye a déposé cette requête", a déclaré la vice-présidente de la Commission de politique extérieure du National Christa Markwalder (PLR/BE) dans l'émission "10 vor 10" de la TV alémanique. Le chef d'Etat libyen demande que figure à l'ordre du jour la division du territoire suisse et sa répartition entre les pays voisins, a ajouté Mme Markwalder.

Début juillet lors du G8, Mouammar Kadhafi avait déclaré que la Suisse "est une mafia mondiale et non un Etat". Et d'ajouter qu'elle "est formée d'une communauté italienne qui doit retourner en Italie, d'une autre communauté allemande qui doit retourner en Allemagne et une troisième communauté française qui doit retourner en France".

Plus tôt dans la journée, et en attendant la libération des deux Suisses toujours retenus en Libye, le Conseil fédéral avait continué de jouer profil bas. Il a renoncé à poser un ultimatum à Tripoli ou à annoncer une quelconque initiative.

Le Conseil fédéral réitère sa volonté de mettre en oeuvre l'accord passé le 20 août et attend de la Libye qu'elle en fasse de même. Le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz et la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey ont tous deux insisté sur ce point à l'issue de la séance gouvernementale.

C'est dans ce but qu'un accord visant à apaiser les tensions et à rétablir les relations avec la Libye a été conclu, s'est justifié le président de la Confédération, vivement critiqué pour avoir signé le texte. Avant de souligner qu'une normalisation des relations nécessite des efforts des deux parties.

mercredi 2 septembre 2009

"The Rocket", une voiture révolutionnaire du designer... Mouammar Kadhafi


La Libye a présenté lundi soir deux prototypes de "The Rocket", une voiture dont le design, oeuvre du numéro un libyen, représente "l'avenir de l'industrie automobile", selon les promoteurs du projet.

Le voile a été levé sur les deux prototypes à l'issue d'un sommet spécial de l'Union africaine à Tripoli censé trouver des solutions aux conflits qui minent le continent, et à la veille de la célébration de l'anniversaire de la révolution qui a porté le colonel Kadhafi au pouvoir en 1969.

Dessinée sous la forme d'un "canot de course, pour un maximum de sécurité", la voiture a été financée par des capitaux libyens et fabriquée par le constructeur italien Tesco TS.

"Durant la réalisation de cette voiture, l'équipe technique de Tesco TS a suivi à la lettre les idées du designer, le leader (Mouammar Kadhafi) pour produire la voiture parfaite selon la vision du leader", a précisé une brochure distribuée à la presse.

Selon un membre de l'équipe italienne ayant participé au projet, le prototype de cette voiture "couterait dans les 2 millions d'euros".

"Du cuir et de la tapisserie libyenne ont été utilisés pour le revêtement intérieur", a-t-il précisé sous couvert de l'anonymat, affirmant qu'une étude était en cours pour une possible fabrication de cette voiture en Libye.

D'une longueur de 5,50 m et d'une largeur de 1,87 m, la voiture qui pèse 1.860 kg, est équipée d'un moteur de 230 chevaux.

dimanche 30 août 2009

Le 1er septembre 1939 la Seconde guerre mondiale éclatait en Pologne


Il y a 70 ans, le cuirassé allemand Schleswig-Holstein a tiré en Pologne les premiers coups de canon de la Seconde guerre mondiale. Cette attaque a marqué le début d'une guerre qui a coûté la vie à environ 50 millions de personnes à travers le monde.

"La Pologne tient à ce que le 1er septembre 1939 reste gravé dans la mémoire comme date du début du plus grand cataclysme du XXe siècle, lié à l'agression de l'Allemagne, puis de la Russie soviétique, contre la Pologne", a déclaré le chef du gouvernement polonais Donald Tusk.

Mardi, une vingtaine de chefs de gouvernement marqueront cet anniversaire au pied d'un monument dédié aux défenseurs de Westerplatte. Parmi les invités, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre russe Vladimir Poutine et les Premiers ministres français François Fillon, italien Silvio Berlusconi, ukrainienne Ioulia Timochenko et suédois Fredrik Reinfeldt, aussi président en exercice de l'UE.

L'administration américaine sera représentée par un ancien secrétaire à la Défense, William Perry, et le Conseiller à la Sécurité nationale, James Jones. Le niveau peu élevé de la délégation américaine a suscité des commentaires amers en Pologne.

Angela Merkel et Vladimir Poutine sont particulièrement attendus alors que les interprétations historiques de la guerre divergent dans les trois pays.

A l'approche de l'anniversaire, les médias polonais ont rapporté nombre de déclarations d'historiens russes accusant la Pologne d'avoir pactisé dans les années 1930 avec Hitler, et rejetant sur Varsovie une part de la responsabilité pour le déclenchement du conflit.

Le Service russe de renseignement extérieur (SVR) a annoncé une prochaine publication de "documents inédits" sur la politique polonaise en 1935-1945, avec notamment des "plans secrets" de Varsovie à la veille de guerre.

En Allemagne, un projet de mémorial à Berlin dédié aux déplacements de populations en Europe après 1945 continue à éveiller, en Pologne, des craintes de voir ainsi mises sur le même plan les souffrances des victimes du nazisme et celles des Allemands expulsés des pays d'Europe centrale après la guerre.

Plusieurs millions d'entre eux ont dû fuir les territoires attribués à la Pologne par les puissances alliées en compensation des territoires orientaux dont l'URSS s'est emparé. Des millions de Polonais ont aussi été victimes de ces modifications de frontières.

Dans une déclaration commune publiée à l'approche de l'anniversaire, les évêques catholiques polonais et allemands ont lancé une mise en garde contre des "tentatives d'exploiter les blessures du passé et de réveiller des ressentiments avec des interprétations unilatérales de l'histoire". Ils ont condamné à la fois les crimes de la Seconde Guerre mondiale et les expulsions qui en ont résulté.

Après avoir réussi à annexer, sans tirer un coup de feu, l'Autriche en mars 1938 puis des territoires de l'ouest de la Tchécoslovaquie, Adolf Hitler a exigé de la Pologne un passage, dit corridor de Dantzig (Gdansk en polonais), entre la Prusse orientale et le reste de l'Allemagne, une exigence rejetée par Varsovie.

Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre formelle, l'armée allemande attaquait la Pologne. Dix-sept jours plus tard, l'Union soviétique envahissait l'est de la Pologne, en vertu d'une clause secrète d'un pacte germano-soviétique conclu le 23 août 1939.

Le souvenir de la Seconde guerre mondiale reste particulièrement vivant en Pologne. Entre 5,6 et 5,8 millions de citoyens polonais, ont trouvé la mort durant ce conflit, selon les calculs récents d'historiens polonais.

jeudi 27 août 2009

Totalement accros à Facebook, les fonctionnaires sont punis


Après les cantons de Fribourg, de Neuchâtel, du Valais et de Thurgovie (Suisse), c'est au tour de la Municipalité de Zurich de priver ses employés de Facebook. «L'accès au site sera bloqué dès ce jeudi», a annoncé hier le directeur du secteur Organisation et informatique de la Ville, Daniel Heinzmann.

Un ultimatum avait été lancé aux fonctionnaires en avril, après le recensement de quelque 3,6 millions de connexions à Facebook en un mois. En guise de carton jaune, une limite à 500 000 connexions au maximum avait été fixée. En vain. En juillet, leur nombre frisait encore 1,75 million. En moyenne, les 24 000 employés se rendaient sur le site près de cinq fois par jour.

Des chiffres qui justifient pleinement l'interdiction, selon Daniel Heinzmann. «Si cela n'avait tenu qu'à moi, l'accès aurait déjà été bloqué au printemps. Le problème ne concerne pas seulement le temps de travail, mais aussi le volume des données, qui ralentit la capacité du réseau.»

Des exceptions seront accordées à des utilisations professionnelles, notamment par la police ou les gérants de... la page officielle de Zurich sur Facebook. «Les réactions positives ne se sont pas fait attendre», assure Daniel Heinzmann. En Suisse romande, Vaud et Genève continuent de tolérer l'accès au site social depuis le travail.

jeudi 20 août 2009

Les Genevois et les Zurichois les mieux payés du monde!


Oslo, Copenhague, Zurich, Genève, Tokyo et New York sont les villes les plus chères du monde, selon l'étude «Prix et salaires», publiée hier par UBS.

Le palmarès a été établi en mars-avril 2009 sur la base des prix de 122 biens et services dans 73 grandes villes.

«C'est en Suisse que le gain net est le plus élevé: Zurich et Genève arrivent en tête du classement de notre comparaison internationale des salaires. A l'autre extrémité de l'échelle, Delhi, Manille, Jakarta et Mumbai connaissent le salaire horaire net moyen le plus bas: il est plus de 15 fois inférieur au salaire versé en Suisse», notent les auteurs de l'étude.

Dans aucune autre ville que Genève et Zurich, les personnes actives n'ont autant d'argent à la fin du mois, mais y vivre coûte particulièrement cher. «En moyenne, les habitants de Genève et de Zurich paient environ 20% de plus pour les biens, services et logements que dans les autres villes d'Europe occidentale», soulignent les enquêteurs d'UBS.

C'est à Tokyo que le panier alimentaire, qui regroupe 39 produits, est le plus coûteux; son prix est à peine inférieur en Suisse. Zurich arrive en deuxième position et Genève est troisième de ce classement! Se nourrir y coûte en moyenne près de 45% de plus que dans les autres villes d'Europe occidentale!

Cette étude, montre aussi que Genève et Zurich décrochent la palme des villes où les transports en taxi sont les plus onéreux du monde (28 fr. 50 et 26 fr. pour une course de 5 km).

9 heures de boulot pour un iPod nano Combien de temps faut-il bosser dans chaque ville pour acheter un produit uniforme et qui est disponible partout avec la même qualité? A Zurich, un salarié moyen peut s'offrir un iPod Nano (avec 8 Go de mémoire) après neuf heures de travail. C'est la ville où il faut le moins travailler pour s'offrir le gadget d'Apple.

A Genève, il faut compter 10 heures. A l'autre bout du classement, les travailleurs de Mumbai (Inde), dans l'hypothèse d'un temps de travail quotidien de 9 heures, ont besoin de 20 jours! Un travailleur obtient le salaire nécessaire à l'achat d'un Big Mac en 15 minutes à Zurich et 17 minutes à Genève. A Nairobi, le salarié kényan a besoin de 3h38'...

dimanche 16 août 2009

Facebook, les accros réseautent plus souvent sur leur mobile


Quand on se prend au jeu de Facebook, on veut pouvoir y accéder à n'importe quel moment et de partout. Donc également depuis son téléphone. Une étude le confirme: avec un mobile, on a tendance à réseauter plus souvent et presque aussi longtemps qu'avec un ordinateur. Les fabricants et développeurs l'ont bien compris et en font désormais un argument de vente.

Facebook ne laisse pas indifférent. On déteste ou on adore. Cela permet de retrouver de la famille vivant à l'étranger ou de se créer tout un monde d'amis virtuels. Et quand on attrape la fièvre du réseautage social, on peut difficilement se passer de sa dose quotidienne de petites notes, jeux, cadeaux ou tests chronophages.

Le phénomène n'a pas échappé aux équipementiers et développeurs d'applications mobiles. Dame! Facebook compte tout de même plus de 250 millions de membres, et c'est le quatrième site Web le plus fréquenté au monde; cela peut donc devenir un argument choc pour vendre un téléphone. Et c'est exactement ce qui est en train de se produire.

Vous n'avez qu'à regarder la pub télévisée du récent N97 de Nokia, c'est l'accès au réseau social qui est mis en vedette. Sony Ericsson suit la même tendance avec son nouveau C903, qui intègre l'application Facebook et affiche, même en page de veille, un carrousel continu des contributions les plus récentes de vos amis. Tout à fait ludique.

La mode a sans aucun doute été initiée par l'iPhone; les facebookiens découvraient qu'ils pouvaient se livrer à leur passe-temps favori loin de leur ordinateur, avec confort et rapidité.

L'utilisation de Facebook par mobile est une tendance qui ne cesse de progresser. En février dernier déjà, une étude de l'association GSM, qui regroupe 750 opérateurs mobiles dans le monde, révélait qu'en Grande-Bretagne les facebookiens accèdent à leur réseau social autant par leur téléphone que depuis leur ordinateur. Ils y passent une moyenne de 24 minutes par jour depuis le mobile et 27,5 minutes depuis l'ordinateur.

En outre, le mobile incite à consulter Facebook plus souvent, à savoir 3,3 fois par jour, et cela tout au long de la journée, contre 2,3 fois par l'ordinateur et principalement le soir.

La même étude met en évidence que si Google est le site le plus visité par les mobinautes (après le portail de leur opérateur servant de page d'accueil), c'est indéniablement sur Facebook que les surfeurs mobiles passent le plus de temps. Une manne pour les annonceurs et les opérateurs.

La période des vacances accentue encore davantage le phénomène, puisqu'en principe on essaie de ne pas emporter son PC dans la valise. C'est donc par le biais de leur mobile que les facebookiens se racontent au jour le jour ce qu'ils vivent à l'autre bout du monde et exhibent, en photos, leurs plongées sous-marines, leurs virées nocturnes, leur bronzage et le farniente insolent à leurs amis restés au boulot...

Facebook vole ainsi la vedette à Twitter. Car, non seulement il permet de poster des petits mots tout au long de la journée, mais on peut y ajouter des photos et échanger des commentaires avec tout le groupe d'amis.

Les adolescents y ont amené leurs parents, même si, à l'origine, ceux-ci ont adhéré pour garder un oeil discret sur les fréquentations de leur progéniture. Et le réseau remplace parfois d'autres moyens de communication. A l'étranger ou en camp de vacances, les jeunes utilisent Facebook pour raconter leur journée plutôt que d'épuiser leur forfait téléphonique à appeler la famille.

C'est pourquoi les équipementiers ont fin nez de miser sur Facebook dans leurs mobiles. D'autant que l'accès au réseau n'a pas de conséquences sur le porte-monnaie si l'on opte pour le bon forfait.

Si vous résistez encore à la déferlante, ça n'est peut-être plus pour longtemps...

Mon meilleur ami aussi trompe sa femme


Près de 80% des hommes infidèles admettent avoir un bon copain qui l'est aussi! En cherchant à comprendre les motivations des maris volages, un conseiller conjugal a fait de drôles de découvertes...

Parce qu'il a croisé une irrésistible nymphette lors d'un congrès à l'étranger? Parce que Madame refuse de se plier à des pratiques érotiques peu orthodoxes? Parce que le devoir conjugal est devenu une routine trop souvent insipide? Probablement que certains hommes trompent leur compagne pour l'une ou l'autre de ces raisons. Mais il arrive que leur mobile soit bien plus troublant.

C'est ce qu'on se dit en lisant les travaux du conseiller conjugal américain Gary Neuman. Après avoir creusé pour comprendre ce qui pousse les hommes à commettre ce genre de dérapages, le thérapeute publie sa «Vérité sur l'infidélité» (The Truth About Cheating). Ses résultats, basés sur un échantillonnage certes assez restreint (100 hommes infidèles et 100 hommes fidèles) - mais appuyés par sa longue expérience professionnelle - nous donnent quelques informations surprenantes.

Par exemple, 77% des époux volages affirment qu'un de leur bon copain trompe aussi sa femme! A croire que les hommes sont non seulement au courant des écarts de conduite de leurs amis, mais surtout que le «pote» joue le rôle de baromètre du droit au cocufiage: «S'il le fait, pourquoi pas moi...»

«Statistiquement, c'est logique que chaque homme ait parmi ses amis quelqu'un qui trompe», relève Laurence Dispaux. Pour la sexologue, un homme peut très bien se sentir légitimé par le comportement de ses proches: «L'ami qui trompe peut l'amener premièrement à y penser, et envisager la tromperie comme faisant partie du champ d'actions possibles, puis de passer à l'acte. La logique est que si son ami est perçu comme «quelqu'un de bien» et qu'il trompe, la tromperie ne doit pas l'empêcher lui non plus d'être «quelqu'un de bien» malgré cet acte».

Plus intriguant encore: alors que les femmes se torturent souvent en imaginant leur cher et tendre sous l'emprise d'une vamp plus belle, plus sexy et surtout nettement plus jeune qu'elles, selon Gary Neuman seuls 12% des hommes infidèles trouvent leur maîtresse plus attirante que leur compagne! L'herbe est peut-être plus verte ailleurs, mais ce n'est pas forcément sur cette pelouse-là qu'ils iront fauter. Tout cela parce qu'une seule chose leur importe vraiment: plus que désirer, être désiré.

«Ce que mes patients qui ont eu des activités extraconjugales me décrivent souvent, c'est le sentiment de ne pas être désiré à la maison, confirme Laurence Dispaux. Par ce mot, ils n'entendent pas uniquement le côté sexuel pur et dur, mais le sentiment d'exister aux yeux de leur conjointe, d'être regardé, d'être reconnu pour ce qu'ils font de bien, pour leur «séduisance» et pour leurs performances. L'homme qui se sent davantage critiqué qu'apprécié va se sentir mis en cause dans sa performance, qui est un enjeu identitaire important pour lui. Autrement dit, il va se sentir sous-performant, comme si on le jugeait, qu'on lui donnait une mauvaise note».

D'ailleurs contrairement à une idée très répandue, fort peu d'hommes volages justifient leur comportement par une insatisfaction sexuelle. Pour Gary Neuman, la plupart des gens souscrivent à cette idée que les hommes trompent pour le sexe: «On fait croire aux femmes que si elles ne sont pas incroyablement sexy et dotées d'un diplôme en prostitution, leur mari va aller voir ailleurs. Mais mes résultats montrent qu'à peine 8% des hommes infidèles disent que l'insatisfaction sexuelle en a été la cause principale».

Par contre, 48% de ces derniers mettent en avant une insatisfaction émotionnelle! Pour Laurence Dispaux, ce que ces hommes cherchent avant tout, ce sont «d'autres interactions (qui deviendront peut-être des relations extraconjugales), une appréciation, un regard neuf et positif». Selon la sexologue, «ce n'est donc peut-être pas tant le côté technique de l'acte sexuel, que ce regard positif qui lui donne le sentiment d'être désiré et qui répond à un besoin fort, celui de passer en premier».

Exit donc le chaud lapin en lutte perpétuelle contre ses pulsions et à qui il arrive, parfois, de craquer. Pour preuve, s'il en fallait encore une, le coup d'un soir a du plomb dans l'aile. A peine 6% des hommes adultères ont eu un rapport sexuel le jour ou la nuit de leur rencontre avec leur maîtresse. Par contre, 73% d'entre eux la connaissaient depuis plus d'un mois au moment du passage à l'acte. «Il y a, dans beaucoup d'histoires de relations extraconjugales, toute une période de séduction, de rapprochement, même un sentiment de «vouloir lutter contre mais on n'y pouvait rien» relève Laurence Dispaux. Ça commence peut-être d'abord par des confidences de l'un ou de l'autre (par exemple, la collègue qui raconte ses propres difficultés conjugales, l'homme commence à la soutenir avec l'intention de l'aider...). D'ailleurs cette statistique est partiellement expliquée par toutes les relations qui se forment sur le lieu de travail». Sans surprise effectivement, 40% des hommes qui trompent le font avec une femme rencontrée au boulot, selon Neuman. On attend maintenant son analyse des raisons qui poussent les femmes à se laisser glisser, elles aussi, vers l'infidélité...

Se refaire une réputation sur Internet


Gênés par des textes ou des images qu'ils ont parfois eux-mêmes mis en ligne, les internautes sont désemparés lorsqu'ils veulent se refaire une virginité numérique.

Face à l'explosion de cas, des sociétés se chargent de faire oublier ces contenus embarrassants qui pourrissent la vie

Patrick a 33 ans. Depuis trois ans, il occupe un poste à responsabilités dans un établissement financier international. Une situation professionnelle qu'il aurait pu ne jamais connaître. Et pour cause. Des images gênantes le mettant en scène circulaient sur Internet; reliques embarrassantes d'une année d'études aux Etats-Unis.

«Là-bas, j'ai participé à la vie du campus, raconte Patrick. Une fois j'ai été pris en photo alors que nous fêtions généreusement un anniversaire.» A priori, rien de vraiment grave.

Du moins jusqu'à ce qu'il cherche à entrer dans la vie active. «Un jour un recruteur m'a avoué qu'en cherchant mon CV en ligne, il était tombé sur deux clichés de moi en train de festoyer, explique Patrick. Ils figuraient sur un site de partage d'images et j'y étais nommé. Il m'a dit que pour le genre de carrière que je visais cela me porterait préjudice.» En insistant un peu, Patrick est heureusement parvenu à faire retirer les images. Mais ce n'est pas toujours le cas.

Gênés par des ragots, des textes ou des photos qu'ils ont parfois eux-mêmes mis en ligne, les internautes sont en effet de plus en plus souvent désemparés lorsqu'ils veulent se refaire une virginité numérique. Sans parler de ceux dont la réputation est sciemment ternie ou dont les erreurs du passé restent à jamais dans la mémoire de la Toile. Ce d'autant plus que grâce à des outils en ligne comme 123people.com, spokeo.com, pipl.com ou tout simplement Google, il est devenu très facile de compiler en quelques minutes la vie numérique d'une personne. En somme, recomposer son casier social et professionnel.

Face à l'explosion des cas, des sociétés s'assurent désormais que votre vie ne reste pas à perpète sur le Net. C'est le cas de WnG Solutions, à Lausanne en Suisse, qui parmi ses diverses prestations, propose la gestion de réputation. «Le nombre de ces requêtes a fortement augmenté ces dernières années, explique Stéphane Grivat, directeur de WnG Solutions. Qu'il s'agisse de sociétés ou de particuliers. Le pire c'est que parfois des internautes sont complices de leur propre malheur.»

Stéphane Grivat donne ainsi quelques exemples concrets. Comme cette société active dans le paramédical dont un produit avait été critiqué sur un forum spécialisé et qui redoutait un mauvais buzz dans le milieu. Ou encore ce client privé souhaitant que sa mise en examen ne figure plus en si bonne position dans la biographie qui lui était consacrée sur Wikipédia.

La première démarche consiste ainsi à faire retirer le contenu qui pose problème, en contactant les responsables de sites. Mais ces derniers ne sont pas toujours joignables ou tout simplement peu coopératifs. «Nous tentons alors à faire disparaître les résultats indésirables des moteurs de recherche comme Google, relève le spécialiste lausannois. Mais ce n'est pas toujours possible. Nous cherchons ensuite à cacher les contenus problématiques derrière des éléments positifs sur la personne.» Les internautes ne s'arrêteraient en effet, dans la grande majorité des cas, qu'aux dix premiers résultats qui apparaissent dans Google.

Il faut donc créer de nouveaux contenus positifs cette fois; par exemple sur des plates-formes sociales ou des réseaux professionnels comme Linkedin. Puis, il existe plusieurs outils élaborés qui améliorent le référencement de ces nouvelles informations et les font passer en tête. «Enfin, nous proposons de faire une veille profonde et permanente du Net», conclut Stéphane Grivat. Les prestations de suppression coûtent entre 5000 et 50 000 francs Suisse, en fonction de la difficulté des cas. Une veille entre 3000 et 15 000 francs.

Dans une moindre mesure, l'internaute peut surveiller lui-même sa réputation, grâce aux alertes Google. Ou en passant régulièrement son nom dans divers moteurs de recherche. «C'est ce que je fais depuis ma mésaventure», assure Patrick.

Aux USA, la gestion de la réputation est déjà devenue un business à part entière. Car dans un pays où 70% des gens à la recherche d'un emploi postulent par Internet, une étude récente a révélé que la moitié d'entre eux n'étaient pas retenus à cause d'une mauvaise réputation virtuelle.

De plus, des cabinets pratiquent désormais ce que l'on appelle le recrutement 2.0; c'est-à-dire que les chasseurs de têtes cherchent de futurs cadres directement sur les réseaux sociaux et les blogs. Spécialistes en la matière, les Français d'Altaïde commencent à faire des émules. Dans ce contexte, pas étonnant que des nettoyeurs du Net comme TrustPlus.com ou Reputationhawk.com prolifèrent rapidement.

Le leader mondial en la matière, la société californienne Reputation Defender, a été fondée par Michael Fertik en 2006. Surnommée la «Google insurance», elle emploie déjà 70 personnes. «Nous avons des clients dans le monde entier», explique Michael Fertik, fondateur de la société.

Son succès, il l'attribue au fait que presque tout Internaute peut améliorer son image sur le Web, grâce à des tarifs accessibles oscillant entre 9.95 et 14.95 dollars par mois pour des prestations basiques. Pour 599 dollars par an, le client dispose de la totale, soit une optimisation de ses informations, de biographies professionnelles écrites à la troisième personne ou encore une gestion de sa réputation en temps réel.

«Nous avons des directeurs d'entreprises qui sont prêts à mettre plus de 10 000 dollars par mois, afin d'avoir un contrôle quasi total sur les résultats obtenus dans tous les moteurs de recherche.» Et à Michael Fertik de conclure: «Je pense sincèrement que la demande va croître fortement, sachant notamment que les usurpations d'identité son de plus en plus fréquentes sur le Web.»

Mais au final, tous les experts s'accordent sur un point: la meilleure solution reste encore de tourner sept fois sa souris dans sa main avant de publier du contenu personnel sur Internet.